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1 L'Âge mûr le Dim 23 Sep 2018 - 1:03

Rafxsulfuslovestory

Rafxsulfuslovestory
Bonjour ! Bonjour !
Et oui, ça fait loooongtemps... Alors, tout d'abord, pour ceux qui ne le savent pas je me suis rendue au festival d'animation d'Annecy en juin dernier pour assister à la diffusion d'extraits inédits de Dragons 3 en présence de Dean DeBlois lui-même qui nous a présenté son travail avec beaucoup de passion. Cela m'a beaucoup inspiré pour écrire cette toute nouvelle fanfiction intitulée "L'âge mûr".
Je suis très heureuse de vous annoncer que c'est mon amie Poppy qui se chargera d'illustrer la fic! Elle a fait cette magnifique cover tout spécialement pour la fic!



Dans cette fic, je vais essayer de rester le plus fidèle au film que possible en me basant sur les extraits qui ont été visionnés à Annecy et à TIFF donc si vous ne voulez pas vous faire spoiler, vous savez quoi faire. Ce premier chapitre constitue en réalité le prologue de cette histoire. Il introduit les évènements du film et donc se passe juste avant Dragons 3.
Comme pour mes autres fics, je serais ravie de répondre à vos commentaires alors n'hésitez pas à m'en laisser, j'y répondrais bien volontiers dans le prochain chapitre ! Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que ce premier chapitre vous plaira !
P.S : Attention scène explicite vers la fin du chapitre...
~

A l'aube du jour, les rayons du soleil vinrent effleurer la peau fine de mes paupières pour m'éveiller. Je luttais, pourtant, souhaitant garder en mémoire le plus longtemps possible le souvenir frais du rêve de la nuit dernière. Mes yeux s'ouvrirent cependant. Mon rêve s'était dissipé mais l'amour qui s'en imprégnait avait laissé un sourire béat sur mes lèvres. J'avançai dans ma tunique blanche vers Harold qui me contemplait avec ce regard que je ne saurais décrire. Ainsi me réveillai-je chaque matin depuis bientôt deux semaines, sans jamais parvenir à le rejoindre. C'est pourquoi je cherchais tant à le terminer; j'avais besoin de savoir ce qui arrivait ensuite... Je me levai, ce ne serait pas pour aujourd'hui.
 
J'enfilai mon legging dans le même temps que ma jupe à pointes. Après avoir passé mon haut, je fixai mes épaulettes auxquelles j'avais ajouté de la fourrure pour plus de confort. Désormais, je pouvais librement m'atteler au dur labeur qu'était l'élaboration de ma coiffure. Certes, c'était une prise de tête quotidienne mais le résultat en valait la peine. Et puis, de cette façon, je restais liée à celle qui avait imaginé pour moi cette tresse : ma meilleure amie, Ingrid. J'attachais le bout de la natte quand j'entendis ma mère m'appeler.
 
– J'arrive !
 
Je sautai dans mes bottes fourrées et descendis quatre à quatre les escaliers pour la rejoindre dans le foyer. Elle m'y attendait pour prendre le petit déjeuner.
 
– Bonjour M'man ! m'exclamai-je avant de venir l'embrasser sur la joue.
 
– Tu es en retard.
 
Je pris place à sa gauche, en bout de table.
 
– En retard ? En retard pour quoi au juste ? demandai-je tout en me servant un grand verre de lait de yack.
 
J'en bus une gorgée avant de poursuivre :
 
– Depuis quand y'a-t-il une heure pour prendre le petit déjeuner ?
 
– J'ai des choses à faire contrairement à toi, ma fille. Je ne passe pas mes journées à batifoler et attendre de voir vers quelles folles aventures un beau brun aux yeux émeraudes me mènera aujourd'hui... Non. J'ai une maison à tenir moi. A l'heure d'aujourd'hui, ce que je dis ne fait pas sens pour toi et c'est normal mais rassure-toi, tu comprendras quand tu auras atteint ce qu'on appelle l'âge mûr.
 
J'ouvris de grands yeux ronds.
 
– L'âge mûr ? répétai-je
 
Ma mère releva un sourcil avant d'afficher un sourire en coin.
 
– Oui, tu auras atteint cet âge quand tu auras épousé Harold. Alors, tu deviendras la maîtresse de maison de ta propre demeure et tu réaliseras la quantité de travail que cela demande.
 
Mes sourcils se levèrent d'eux-mêmes. Je retins mon souffle pour ne pas pousser un long soupir d'exaspération.
 
– Mais Harold sera là pour m'aider donc ça devrait aller, rétorquai-je.
 
Elle sembla émettre un petit rire moqueur.
 
– Tu rêves ma fille. Avec ses responsabilités de chef, il n'aura pas que ça à faire !
 
Cette fois, je ne pus contenir ce qui bouillonnait en moi.
 
– Mais qui te dit que c'est à cette vie que nous aspirons Harold et moi ? Peut-être que celle que nous menons actuellement nous convient très bien ?
 
– Ma chérie, si je te dis toutes ces chose ce n'est pas pour te contrarier mais pour te préparer à ce qui t'attend pour les prochaines années.
 
– Mais comment tu pourrais savoir ce qui m'attend avant même que ça n'arrive ?
 
– Et bien, parce que c'est la tradition bien sûr.
 
– Je pense que depuis le temps, tu devrais le savoir, Harold est plutôt du genre à changer les choses pour le mieux.
 
– Tu as raison Astrid, mais maintenant en tant que chef, il se doit de suivre quelques règles...
 
– Sans doute.
 
Il y eut un blanc.
 
– En parlant de ça... ma mère commença, hésitante. Est-ce que par hasard Harold t'aurais fait sa demande ? 
 
– Maman, on est déjà fiancé, ce n'est qu'une question de temps avant que...
 
– ...vous vous mariez. Oui, je sais tout ça mais est-ce qu'il t'a fait sa demande "officielle" ?
 
– Non, pas encore... On n’a pas vraiment eu le temps d'aborder le sujet mais on n'est pas pressé tu sais...
 
– Je vois, il prend vraiment son temps... et c'est bien ce qui m'effraie... soupira-t-elle avant de secouer la tête.
 
Elle releva les yeux vers moi et pris ma tête entre ses mains.
 
– Astrid, tu sais, il y a un temps pour tout et à ton âge, il est normal de se marier et il y a une raison à cela. Souviens-toi que tôt ou tard tu devras donner un hériter au trône de Beurk et...
 
Je me levai de ma chaise.
 
– Bon, je crois que j'en ai assez entendu. Passe une bonne journée Maman, parvins-je à articuler sans m'énerver.
 
Je gravis les escaliers aussi vite que je les avais descendu pour finalement me retrouver dans ma chambre où je me laissai tomber sur le lit. Parfois, ma mère allait vraiment trop loin dans ses leçons de moral. Je fermai les yeux, repensant à tout ce qu'elle m'avait dit. Jamais je n'aurais cru que devenir la femme d'Harold aurait été si compliqué. D'autant plus que d'après ma mère, cette histoire de mariage semblait plutôt pressée. Je pensais naïvement qu'Harold et moi avions encore beaucoup d'années devant nous avant de franchir le pas. Je savais que tôt ou tard, nous serions amenés à fonder une famille mais j'avais tendance à oublier qu'Harold était le chef du village et que par conséquent, cette partie-là, devenant primordiale, venait juste ensuite. J'ouvris les yeux pour admirer ce qui pendait au-dessus de mon lit : le collier qu'il m'avait offert pour nos fiançailles.
 
"Ce médaillon, c'était le cadeau de fiançailles de mon père à ma mère et il me l'a donné pour qu'à mon tour, je puisse te l'offrir. Astrid, tu fais partie de notre famille, tu l'as toujours été et j'espère que tu le seras pour toujours."
 
Un frisson me parcourut le corps au souvenir de ses paroles. Je souris. Harold était un romantique dans l'âme, comme son père d'ailleurs. C'était lui le plus heureux à l'idée qu'on se marie. Son père, Stoïk, notre chef qui n'était plus de ce monde depuis plus d'un an maintenant. Même s'il prenait son rôle de chef très à cœur, je voyais bien que la mort de Stoïk avait affecté son fils bien plus qu'il ne voulait bien l'avouer lui-même. C'était la raison pour laquelle je ne comprenais pas pourquoi ma mère tenait tant à presser les choses. Harold m'aimait, j'en étais certaine et s'il avait besoin d'un peu de temps pour assimiler tout ça, j'attendrais. J'attendrais qu'il soit prêt. Il m'avait fait une promesse et il la tiendrait. J'avais confiance en lui.
 
"Je t'aime Astrid Hofferson, je t'aime de toute mon âme et je t'aimerais toujours."
 
Je serrai plus fort contre moi le précieux médaillon. Il est évident qu'avec des tirades pareilles, j'avais envie d'épouser cet homme sur le champ. Plus sérieusement, j'aimais Harold et j’avais le souhait qu’un jour nous puissions vivre ensemble. Je voulais partager sa vie, être plus proche de lui, aussi bien physiquement que charnellement et ainsi dire, le découvrir autrement et entièrement, nos deux corps entremêlés, en m'assoupissant à ses côtés dans le même lit chaque nuit. Je le désirais. Ce fut à cet instant que je me rendis compte d'une chose :
 
Je n'avais jamais dit à Harold que je l'aimais.
 
Bien sûr, je le lui avais montré par bien des façons mais je ne l'avais jamais formulé à voix haute. Et si c'était ce qui le freinait ? Le fait de ne pas savoir que je l'aimais en retour ? Était-ce une source d'angoisse pour lui ? J'allais un peu loin mais peut-être qu'inconsciemment, c'était ce qui l'empêchait de franchir le pas. Je soupirai. Ce n'était pas en restant là à m'apitoyer sur mon sort que tout allait s'arranger. Je me levai de mon lit et sortis de ma chambre. Quand j'arrivai dans le salon, ma mère était déjà repartie à ses besognes. Sur un point, au moins, elle n'avait pas tord; je devais vraiment reprendre un rythme de vie digne du nom Hofferson. 
 
Je partis donc retrouver ma dragonne aux étables pour pouvoir m'en occuper et éventuellement la préparer pour un vol improvisé. C'est là que je fis la rencontre de Kognedur qui, contrairement à d'habitude, ne se trouvait pas en présence de son frère.
 
– Wow t'en fais une tête ! s'exclama-t-elle. Ça a pas l'air d'aller toi dis-donc... Qu'est-ce qui se passe ? finit-elle par me demander presque inquiète.
 
– Q-Quoi ? Mais non, tu te fais des idées... bredouillai-je, encore surprise par sa démonstration de sympathie.
 
La jumelle haussa les épaules.
 
– D'accord. C'est pas comme si ça m'intéressait de toute façon. À plus tard Astrid !
 
Elle allait partir quand je la retins. 
 
– Ok, t'as raison, ça pourrait aller mieux... Je me suis disputée avec ma mère.
 
Kognedur se rapprocha alors un peu.
 
– A propos de quoi ?
 
– D'Harold.
 
– Classique. Elle trouve toujours qu'il dirige piètrement le village ?
 
Je lui donnai un coup dans les côtes.
 
– C'est vrai que ma mère n'apprécie pas beaucoup Harold mais notre dispute portait plus sur la relation que j'ai avec lui et son évolution dans le temps.
 
– Je vois. Elle a prononcé le mot interdit, c'est ça ? 
 
Elle s'approcha de mon oreille pour y chuchoter.
 
– Le mariage.
 
Je secouai la tête avant de la relever.
 
– Oui c'est à peu près ça.
 
– Et alors qu'est-ce que t'en penses de tout ça, toi ?
 
– Moi ? Et bien... je meurs d'envie d'épouser Harold, c'est vrai ! Mais d'un autre côté, je comprends qu'il ait envie de prendre son temps avec la mort de son père, le village à gérer, tout ça...
 
Kognedur posa une main sur chacune de mes épaules.
 
– Astrid... N'essaye pas de lui trouver des excuses, tu sais aussi bien que moi qu'Harold prends son temps de ce côté-là... mais en même temps, on ne peut pas dire que tu l'aides vraiment...
 
– Qu'est-ce que tu veux dire ? m'étonnai-je.
 
Elle me regarda de haut en bas et désigna ma tenue.
 
– C'est ton style, chérie, ça ne va pas du tout.
 
– Comment ça mon style ? Qu'est-ce qui ne va pas avec mon style ?
 
– Et bien, comment dire... Tu fais un peu "coincée", "prude", pas bonne à marier quoi.
 
Je restai stupéfaite devant ses paroles.
 
– Je veux dire, reprit-elle, regarde ta coiffure : tu dois mettre un temps fou à la faire ! Tu pourrais laisser tes cheveux détachés par exemple, ça te changerait ? Ensuite, ton haut, il te remonte jusqu'au cou ! Tu pourrais en dévoiler un peu plus quand même, faut te dévergonder un peu, ma petite ! Sinon comment veux-tu qu'Harold ait envie de te toucher ?
 
Je rougis. Est-ce qu'elle venait vraiment de dire ça ? Je n'eus pas le temps de me poser plus de questions. Elle me prit par le bras et me conduisit vers le centre du village où se tenait le traditionnel marché du jeudi. Nous commençâmes à avancer vers les diverses échoppes et alors que je m'apprêtais à contester ma présence ici, quelqu'un me tapa dans le dos. Je me tournai. 
 
– H-Harold ? 
 
– Salut Astrid, dit-il dans un sourire. 
 
– Salut, répondis-je tout sourire. Tu voulais quelque chose ?
 
Ses yeux pétillèrent d'excitation. 
 
– Oui, il faut que je te montre...
 
– Désolée mais là je t'arrête tout de suite, j'emmène Astrid faire du shopping, intervint Kognedur.
 
 – Du shopping, vraiment ? demanda-t-il, amusé. 
 
– Tout à fait, je te la rendrais tout à l'heure.
 
Elle s'approcha de son visage et ajouta en chuchotant : « Transformée ! ».



Puis, elle se redirigea vers moi avant de m'entraîner dans une échoppe un peu plus loin. J'avais jeté un coup d’œil à Harold, l'air désolé mais avec Kognedur comme styliste désignée, je ne pouvais pas faire grand chose. Nous nous rapprochâmes d'une enseigne qui vendait des hauts prédécoupés; pas le genre où j'avais l'habitude d'aller. 
 
– Regarde ces hauts, ils sont super ! Tu voudrais pas en passer un pour voir ? demanda la jumelle toute excitée.
 
– Non mais t'as vu la taille du décolleté Kognedur ? m'insurgeai-je.
 
– Ok t'as peut-être raison, c'est vrai qu'ils sont un peu aguicheurs. Mais attends, qu'est-ce que tu penses de celui-là ! s'exclama-t-elle en me présentant un haut bleu-vert semblable à un que j'avais longtemps porté mais qui en dévoilait un peu plus que le précédent. 
 
– A vrai dire, je le trouve pas mal, il faut le voir passé. 
 
– Parfait, on le prend alors !
 
Kognedur paya la marchande et nous partîmes vers une autre échoppe. 
 
– Merci pour le haut, dis-je timidement.
 
– Oh c'est rien, tu me remercieras plus tard, quand tu seras devenue la femme du chef, déclara-t-elle en me donnant un coup de coude dans l'épaule suivit d'un clin d'œil. Bon, maintenant il faut trouver quelque chose pour habiller ce haut, qu'est-ce que tu penses d'un petit gilet comme le mien ? 
 
– Je sais pas, faut voir.
 
Je commençais à fouiller de mon côté et Kognedur du sien quand je tombai sur un article plutôt original. C'était un boléro en cuir rouge où des losanges étaient gravés dessus, ça donnait du relief à la pièce et je le trouvais plutôt joli. Me voyant sourire, la blonde se rapprocha de moi.
 
– Alors tu as trouvé ton bonheur ? s'enquit-elle. 
 
– Je crois, oui, approuvai-je. 
 
– Par contre, il te faudrait un truc pour te couvrir les épaules, ça ferait plus stylé. Qu'est-ce que tu penses de ce tissu ?
 
– Ça pourrait faire l'affaire. Je vais découper des manches et les coudre pour les attacher au gilet, ça devrait donner quelque chose de sympa.
 
– Parfait. Pendant que tu feras ça, moi je te coifferai. 
 
– T'es vraiment certaine que c'est nécessaire ?
 
– Va régler, m'ordonna-t-elle, les yeux noirs.
 
Je m'exécutai. Peut-être avait-elle raison au fond ? Et puis, c'était plutôt amusant de faire tous ces achats et essayages. Je donnai les sous à la vendeuse avant de repartir avec nos emplettes en direction de ma hutte.
 
Lorsque nous arrivâmes, Kognedur s'empressa de poser les affaires que nous venions d'acheter pour commencer à préparer ce dont elle aurait besoin pour me trouver un nouveau style de coiffure. Elle tira deux chaises et s'assit sur l'une d'elle, prête à accomplir sa mission. 
 
– C'est quand tu veux ! s'exclama-t-elle.
 
Je secouai la tête en riant.
 
– Je vais passer le haut et je reviens.
 
– Je t'attends là !
 
J'arrivai dans ma chambre et, voyant toutes ces affaires étalées sur mon lit, me stoppai un instant. « Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? » songeai-je. Je riais intérieurement, elle pouvait vraiment me faire faire ce qu'elle voulait. J'embarquai mon nécessaire de couture et descendis la rejoindre.
 
– Voilà, voilà, j'arrive !
 
– C'est pas trop tôt ! Allez, assieds-toi là. 
 
Elle me désigna la chaise en face de moi et je pris place devant elle.
 
– Fais comme si j'étais pas là. Occupe-toi de ta couture, moi je m'occupe de tes cheveux.
 
– Ça me va.
 
– Alors au travail ! lança-t-elle.
 
J'entrepris donc la couture du tissu rouge vermeille avec le boléro à motifs. Je découpai d'abord les manches dans le tissu en les stylisant sous forme de vagues tandis que mon acolyte s'affairait à défaire la natte que j'avais minutieusement réalisé ce matin afin de pouvoir brosser ma longue chevelure. Je sentis ensuite ses longs doigts saisirent quelques mèches de chaque côté de mon crâne pour venir les lier entre elles avant de les joindre en une tresse épaisse. Je venais à peine de finir les manches qu'elle s'écria :
 
– Et voilà, c'est fini !
 
Je tournai la tête vers son visage.
 
– Déjà ? dis-je, surprise.
 
Elle acquiesça de la tête. Je me dirigeai alors vers le seul miroir de la maison pour m'observer. 



By Meg

Et le résultat fut frappant, ça me changeait... littéralement. La longueur de ma chevelure me frappa également; mes cheveux étaient si souvent attachés que je n'avais pas souvenance de les avoir si longs... mais c'était beau. En fait, je me trouvais même belle.
 
– Kogne, c'est...
 
– Splendide, génialissime, originale ?
 
– Magnifique ! m'exclamai-je en courant vers elle pour la serrer dans mes bras. Merci...
 
Finalement, suivre Kognedur n'avait pas été aussi pénible que j'imaginais. Bien au contraire, on s'était plutôt bien amusé et qui sait ? Ça pourrait bien m'être d'une aide utile avec Harold...
 
Ma tenue fin prête, je pouvais enfin rejoindre mon fiancé. En traversant le village, je me rendis vite compte que l'on m'observait avec intérêt. Je sentis le rouge me monter aux joues, je n'avais pas l'habitude d'être le centre de l'attention. Faisant parti de l'entourage du chef, j'avais tendance à oublier que les gens s'intéressaient à mes moindres faits et gestes... Au milieu des visages frappés de surprise et de curiosité, j'en trouvai un dont l'expression était plus marquée que les autres, elle était accompagnée d'un large sourire.
 
– Harold ! m'écriai-je en sautant dans ses bras.
 
– A-Astrid ! bredouilla-t-il, visiblement surpris de me voir débouler comme ça. Je t'ai manqué on dirait... souffla-t-il enfin à mon oreille.
 
Je souris avant de me reculer pour lui faire face. Il se mit à rougir.
 
– Ouah Astrid ! Tu es...
 
Il n'aimait pas la tenue. Il n'aimait pas la tenue. Il n'aimait pas la tenue...
 
– Oui, je sais c'est un peu trop...
 
Soudain, il me saisit les mains.
 
– Non, Astrid ! C'est... c'est parfait. Ça te va très bien.
 
Il avait prononcé ses mots avec douceur, il pensait vraiment ce qu'il disait. Il rapprocha mon corps du sien pour se retrouver à seulement quelques centimètres de mon nez.



By Poppy 


– J'adore... soupira-t-il avant de m'embrasser à pleine bouche.
 
Avant que je ne comprenne ce qui m'arrivait, j'avais gardé les yeux ouverts et sa langue dansait avec la mienne dans un balais exquis. Il y avait longtemps que je n'avais pas ressenti ça, cette sensation que l'on éprouve qu'en la présence de la personne qu’on aime. Je mis fin au baiser pour le regarder droit dans les yeux, je souris.
 
– Alors, qu'est-ce que tu voulais me montrer ? m'enquis-je.
 
Il ouvra de grands yeux comme s'il ne savait pas de quoi j'étais en train de parler. Puis il fronça les sourcils avant de se rappeler soudainement de ce dont il voulait me faire part, son visage se détendit.
 
– Ah oui ! Viens, m'ordonna-t-il en me prenant la main.
 
Dans sa course folle, il m'entraîna à toute vitesse vers Krokmou où il me prit par la taille pour m'installer sur son dos. Il grimpa devant moi et nous décollâmes. Nous ne volâmes pas très longtemps. A quelques kilomètres de l'île de Beurk, se trouvait un petit rocher sur lequel je n'étais jamais allée. Harold me fit descendre et je regagnai la terre ferme. Je posai mes pieds sur un tapis de verdure parsemé de fleurs de printemps. Pour un petit tas de caillou, c'était plutôt sympa. Je me mis à marcher en direction de la falaise, on pouvait sûrement voir Beurk d'ici. J'avançai jusqu'à me retrouver en face de l'océan sans fin. 
 
– C'est magnifique... soufflai-je.
 
C'est alors que je discernai les pas d'Harold, que j'avais laissé derrière moi, réduire la distance qui nous séparait. Je sentis son souffle dans mes cheveux, il ne tarda pas à les dégager de mon cou pour atteindre mon oreille.
 
– Pas autant que toi... déclara-t-il dans un murmure.
 
Je me retournai pour l'embrasser. Mes baisers étaient brûlants d'envie, d'envie de lui, j'avais envie de lui là tout de suite. Je caressai sa joue avec ma main gauche tandis que mon autre main se perdait dans ses cheveux bruns. Tout à coup, il me souleva pour que je m'accroche à lui. J'enroulai mes jambes autour de sa taille et l'embrassai plus profondément. Il me tenait par les fesses et je ne saurais dire pourquoi mais cette position avait quelque chose d'excitant. J'aimais sentir qu'il était fort, qu'il était capable de me porter sans faillir. Il pressa plus fort son corps contre le mien. Je pouvais sentir sa respiration ainsi que les battements de son cœur à travers ma poitrine. Son rythme était rapide et je crois que le mien l'était aussi. Sa main finit par se glisser sous ma jupe pour venir effleurer un point sensible. Je mordis ma lèvre inférieure en fermant les yeux. Il se mit à caresser l'endroit avec délicatesse avant de me déposer des baisers fiévreux dans le cou. Il resta appuyé sur la peau fine un instant avant de la lécher. Ses yeux se posèrent de nouveau sur moi et sa bouche se posa sur la mienne. J'introduisis ma langue pour jouer avec la sienne tout en le serrant dans mes bras. Il caressait toujours mon entrejambe. Je voulais qu'il continue mais il s'arrêta, me posant à terre moi et ma frustration. Il plaqua une dernière fois ses lèvres sur les miennes, effleurant de sa main ma joue rougie par l'excitation. Il me sourit et je m'efforçai de lui sourire en retour. Je pris une grande inspiration.
 
– Alors c'est cet endroit que tu voulais me montrer ?
 
– A vrai dire, ça n'était qu'un aperçu de ce que je voulais te montrer en réalité. Je me suis dit que nous retrouver un peu tous les deux nous ferait du bien, tu vois ? me dit-il sur un ton qu'il souhaitait rassurant, cherchant visiblement à dissimuler sa gêne apparente.
 
Il était trop mignon.
 
– Je vois très bien, répondis-je en tâchant de ne pas rire.
 
Il baissa les yeux en souriant avant de venir chercher quelque chose dans son sac en bandoulière. Harold en sortit un vieux livre tout poussiéreux. Le brun souffla dessus avant de le tendre vers moi, apparemment fier de sa trouvaille.
 
– Je l'ai trouvé dans les archives de Beurk avec Varek. Ça s'appelle "Le Monde Caché" et ça parle d'un endroit qui existerait au-delà de l'archipel où les dragons vivraient en harmonie pour toujours.
 
– Ah oui ?
 
– Oui ! Et d'après ce qui est écrit là, il pourrait même y avoir des furies nocturnes !
 
Il me désigna du doigt la page manuscrite abîmée par le temps. Je détaillai avec attention ce qui était écrit ainsi que les illustrations qui accompagnaient le texte. Ce livre avait l'air vieux mais était étonnamment bien conservé. Je relevai la tête vers mon fiancé.
 
– C'est génial ! Et c'est où exactement ? demandai-je, intéressée.
 
– Justement, c'est ça le problème, on n'a pas réussi à trouver de localisation exacte... c'est pour ça que je dois encore faire des recherches.
 
– On pourrait le faire ensemble si tu veux ? proposai-je.
 
– T'es sûre que ça ne te dérange pas ? Tu n'as pas mieux à faire ?
 
– Mieux à faire que d'être avec toi ? ris-je. Je ne crois pas non.
 
– Parfait alors allons chez moi, sourit-il.
 
Il me prit la main et m'aida à grimper sur Krokmou. Après un vol express en direction de Beurk, nous arrivâmes bientôt devant sa hutte. Quand nous pénétrâmes à l'intérieur, nous surprîmes Gueulfor et Valka en train de discuter.
 
– Ah bah vous voilà justement ! s'exclama le vieil homme boiteux.
 
– Désolé mais on n'a pas le temps Gueulfor ! prétexta Harold avant de me prendre la main pour gravir à toute vitesse les escaliers qui menaient jusqu'à sa chambre.
 
– Ah, les jeunes... soupira Gueulfor.
 
Harold referma la porte derrière lui dans un soupir de soulagement. Cependant, on entendit Gueulfor saluer Valka avant de partir puis la mère d'Harold nous indiquer qu'elle sortait à travers les murs.
 
– Enfin seuls... souffla-t-il.
 
Je souris avant de l'embrasser furtivement sur les lèvres. J'allais lui demander par quoi on allait commencer quand il rapprocha son visage du mien. C'est lui qui m'embrassait cette fois. Il joignit ses mains dans le creux de mon dos pour me coller à lui. Nous avancions dans le même temps en nous approchant dangereusement de son lit mais je m'en fichais. Lui c'était une autre histoire par contre. Je continuais à l'embrasser. Mes deux mains autour de sa tête, je maintenais fermement son visage contre le mien. Une main dans mon dos et l'autre tenant ma tête, il ne mit pas longtemps à me faire basculer sur son lit. Il se plaça au-dessus de moi, sa main droite maintenant toujours mon dos, et nous continuâmes à nous embrasser passionnément. 


By Meg

Je sentis alors son autre main se frayer un chemin sous mon haut pour caresser la peau située en-dessous de ma poitrine. Il n'osait pas la toucher malgré mon décolleté plongeant qui lui faisait de l'œil. Je passais mes mains sous son haut pour sentir son dos musclé sous mes doigts. Harold passa sa main dans mes longs cheveux blonds, il se blottit contre eux en les humant.
 
– J'adore tes cheveux... Tu devrais les laisser détachés plus souvent... murmura-t-il.
 
Je l'embrassai pour toute réponse. Puis il se décida finalement à explorer une partie de moi située plus au sud. Sa main gauche se glissa sous mon legging et atteignit rapidement la partie cachée de mon entrejambe. Il la caressa doucement tout en continuant de m'embrasser. Je suivais le rythme de ses mouvements tandis que mes lèvres se confondaient avec les siennes. Des sons aigus que je ne reconnaissais pas s'échappaient de ma bouche à chaque fois qu'il me touchait . Il accéléra alors je m'aggripai à lui pour soutenir la cadence qu'il m'imposait. Enfin, il retira mon bas pour avoir plus de marge de manœuvre. J'avais envie de l'imiter mais je n'osais pas, j'avais peur qu'il me rejette ou de ne pas faire les choses correctement. Je n'eus pas le temps d'y réfléchir plus longtemps : je sentis un doigt me pénétrer.
 
– Ha-Harold... gémis-je.
 
Il entama alors un va et vient avec son majeur qu'il stoppait de temps à autre pour me caresser à la surface. En se penchant sur moi pour m'embrasser, je sentis son sexe durci par l'excitation s'appuyer contre ma cuisse. Je ne tenais plus, il fallait que je le touche. J'avais besoin de savoir quel aspect ça avait. Doucement, je glissai ma main le long de son ventre pour finalement atteindre à travers le tissu, le bout de sa verge. 
 
– A-A-Astrid ! 
 
Craignant de me faire réprimander, je mis fin à ses vociférations en plaquant ma bouche sur la sienne. Pendant ce temps, avec mon pouce, je dessinai des petits cercles sur son extrémité. Il se laissa faire. Alors je continuai et parvins à lui baisser son pantalon. En descendant un peu, je l'effleurai du bout des doigts puis le saisis pour le caresser de tout son long, de haut en bas comme il le faisait avec moi. On se frottait mutuellement tout en s'embrassant à n'en pas finir. J'accélérai soudainement le rythme pour le surprendre et il fit de même. Notre respiration s'accéléra en même temps. Je pouvais entendre son cœur battre à tout rompre sous son t-shirt trempé de sueur. Subitement, je sentis quelque chose monter en moi comme une boule de chaleur brûlante. Elle explosa et je gémis de plaisir. Ma main libre s'accrocha à l'épaule d'Harold qui émit lui aussi un cri venu d'ailleurs. Un liquide chaud et visqueux sortit de son sexe et me coula dans la main, j'en reçus sur le visage. Il s'effondra sur moi en posant sa tête sur ma poitrine, exténué. Ce n'est que lorsqu'il releva la tête pour observer mon visage qu'il se rendit compte de l'accident. Il écarquilla les yeux puis se mordit la lèvre, gêné, et s'empressa de se saisir d'un tissu pour m'essuyer la joue. 
 
– Oh mes dieux... je suis vraiment désolé... je voulais pas...
 
J'essayais de ne pas glousser mais la situation était trop amusante pour ne pas craquer, je pouffai de rire. 
 
– Hey c'est pas drôle ! s'exclama-t-il en tentant vainement de rester sérieux.
 
Je ris de plus belle et finis par lui communiquer mon rire. Nous partîmes tous les deux dans un fou rire sans fin.
 
Notre petite crise passée, nous nous allongeâmes confortablement dans son lit après avoir remis nos vêtements.
 
– Eh bien... je crois que c'est un peu tard pour t'aider dans tes recherches maintenant... soufflai-je.
 
– Effectivement.
 
On se mit à rire doucement. Puis, je vins m'appuyer sur lui en posant ma tête sur son torse pour le regarder droit dans les yeux.
 
– Qu'est-ce qui t'as donné envie de débuter ces recherches ? demandai-je, curieuse.
 
Harold émit un soupir en regardant le plafond.
 
– Et bien, quand j'étais petit, mon père avait l'habitude de me raconter des histoires à propos d'un monde mystérieux où les dragons vivaient dans le secret et je suppose que c’est ce qui m’a poussé à vouloir savoir si cet endroit existait réellement ou non.
 
Je me blottis contre lui.
 
– On finira par le découvrir... murmurai-je en serrant sa main dans la mienne. Ensemble.
 
Nous tombâmes ensuite rapidement de sommeil, nous serrant l'un contre l'autre dans l'intimité de son lit douillet.
 
~
 
Quand mes yeux s'ouvrirent le lendemain, je fus forcé de constater qu'Astrid était profondément endormie et toujours collée à moi. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Elle était adorable.
 
Je me décidai finalement à me lever. Mes vêtements sur moi, je poussai la porte de ma chambre pour aller prendre le petit déjeuner dans le foyer. Mais je me rétractai.
 
– Oh mais ils ont le temps Gueulfor ! s'exclama ma mère.
 
– Que tu dis Val' ! Moi j'te l'assure leur mariage est une question urgente qu'il faudra vite régler ! 
 
– Mon bon Gueulfor, tu ne crois pas qu'ils ont toute la vie devant eux pour penser à ça ? Stoïck et moi, on a fait l'erreur de se marier très jeunes et tu as bien vu où ça nous a mené. Je veux qu'il ait le choix.
 
– Tu n'as pas tord Val' mais ce qui faut que tu comprennes, c'est qu'ton fils est le chef de Beurk maintenant et qu'il a des responsabilités en tant qu’tel. 
 
– Comme donner un héritier à Beurk ? Je connais la chanson Gueulfor, moi aussi on m'a bassiné avec ça quand j'étais jeune... Mais bon fais comme tu veux, je suis la seule à penser ça de toute façon.
 
Ma mère sortit en trombe de la hutte.
 
– Attends... Val' ! s'exclama mon ancien précepteur avant de la suivre le plus vite que sa jambe boiteuse le lui permettait.
 
Ils ne m'avaient pas vu, heureusement pour moi. Je pus enfin sortir de ma chambre. En descendant les escaliers, je réfléchissais à ce que je venais d'entendre. C'était donc ça qu'ils voulaient tous ? Que je me marie avec Astrid sur le champ ? Je repensais subitement au nouveau style d'Astrid. Ses cheveux détachés, son décolleté plongeant... son attitude étrange avec Kognedur. Peut être bien qu'elle voulait me faire passer un message ? Je soupirai. Je lui en parlerai l'occasion venue. 
 
J'avais toute la journée pour y penser.


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"Astrid, toi et moi on a traversé toutes les épreuves ensemble, tu crois vraiment qu'on va pas y arriver ? Astrid, tu m'as moi. Peu importe ce qui se passe, peu importe ce que ça peut être ou, ou ce que tu veux que ça devienne, je suis là pour toi. 

Il y aura toujours dans ce monde Astrid plus Harold.

C'est juré."
http://dragonsforeverhiccstrid.kazeo.com/

2 Re: L'Âge mûr le Dim 23 Sep 2018 - 19:06

Sissi1789

Sissi1789
J'adore


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Nouvelle version de mon blog consacré à Dragons, n'hésitez pas à y faire un tour et me dire ce que vous en pensez : http://dragons-au-dela-de-l-horizon.eklablog.com/
http://how-to-train-your-dragon.e-monsite.com/

3 Re: L'Âge mûr le Dim 23 Sep 2018 - 22:30

Httyd.Krokmou

Httyd.Krokmou
Super!
Je l'avais déjà lu sur FF.net et je t'avais laissé une review  Wink I love you


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                                    "Toi et moi, on fait qu'un"

4 Re: L'Âge mûr le Dim 30 Sep 2018 - 18:48

Rafxsulfuslovestory

Rafxsulfuslovestory
Oui j'avais vu merci beaucoup ! Wink


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"Astrid, toi et moi on a traversé toutes les épreuves ensemble, tu crois vraiment qu'on va pas y arriver ? Astrid, tu m'as moi. Peu importe ce qui se passe, peu importe ce que ça peut être ou, ou ce que tu veux que ça devienne, je suis là pour toi. 

Il y aura toujours dans ce monde Astrid plus Harold.

C'est juré."
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