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1 Dragon - Explorers of Berk le Lun 13 Fév 2017 - 19:49

Phenix du Valhalla

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A que coucou tout le monde !

Voilà, voilà... J'ai eu l'idée d'une fanfic à la suite d'une petite partie du jeu Dragon Mania Legends (je ne sais pas si vous connaissez, c'est un jeu où l'on gère une colonie de dragons au temps des vikings (comme par hasard !)).

Cette fanfiction se déroulerait autour d'un groupe de vikings autre que le groupe d'Harold mais ayant divers liens relationnels.
Elle se passerait entre la saison 3 de Par delà les rives et Dragon 2 ; de l'instant où Harold quitte Beurk jusqu'à... jusqu'à... par là, en gros.

Bien, j'espère que vous serez charmé par cette histoire tout comme moi je le serai à son écriture Very Happy

Quelques informations avant de débuter :
Personnages principaux
-Freyja (f)
[de la "Déesse Nordique de l'amour et du mariage"]

Taille : 1m75
Cheveux : Rousse, mi-long
Yeux : Vert
Arme favorite : Lance
Lieu : Beurk
Relation : Harold, Astrid

Malgré ce que peut en dire son prénom, Freyja n'attire pas les jeunes hommes comme elle le désirait, mais plutôt tout les animaux mignons (moutons et Terreurs Terribles sur Beurk).
Passionnée par l'aventure, elle cherche à attirer l'attention d'Harold en trouvant des îles peuplées de dragons inconnus.
"Commandante en chef", elle se fait respecter de ses amis proches.


-Arnold (m)
[de "L'aigle puissant"]

Taille : 1m75
Cheveux : Brun
Yeux : Vert
Arme favorite : Épée
Lieu : Beurk
Relation : Harold, Freyja, Plume

Amoureux de liberté et d'étendues inconnues, Arnold est un excellent compagnon. Considéré comme le confident du groupe, Arnold se sent responsable de chacun d'entre eux. Accompagné de son aigle, Plume, il n'hésite pas à plonger dans l'inconnu.


-Blase (m)
[de Indifférent ; qui ne trouve plus d'intérêt à ce qu'il découvre]

Taille : 1m65
Cheveux : Brun
Yeux : Bleu
Arme favorite : Hache
Lieu : Beurk
Relation : Kognedur et Kranedur

Petit bouffi, Blase est du groupe le plus fatigué et indifférent de l'aventure qui les attends. Adorateur de Loki, il cherche plus à mettre des bâtons dans les roues de ses compagnons qu'à les aider (ce qui, paradoxalement, les aide plus qu'autre chose).
Quand il n'est pas à la manigance, il réalise des croquis d'animaux, de fleurs, ...


-Vilfrid (m)
[de vilfred => la paix, la protection de]

Taille : 1m90
Cheveux : Blond, long
Yeux : Bleu
Arme favorite : Bouclier ; (bouquet de fleur)
Lieu : Beurk
Relation : Harold, Varek

Viking préférant la vie sauvage à la vie commune. Grand et plutôt maigrelet, il rejette toutes armes et autres formes de violences, quitte à vite le regretter.
Mais quand le danger rôde, il n'hésite pas à défendre ses amis.


-Gunhild (f)
[de "La guerrière"]

Taille : 1m80
Cheveux : Noir
Yeux : Pâle
Arme favorite : Lance, Épée, Hache
Lieu : inconnu
Relation : Freyja

Trouvée par la compagnie lors de leur voyage vers une terre dragonnière, Gunhild est une guerrière expérimentée. Aveuglée par les glaces d'un Alpha (commandé par Drago), elle cherche à se venger.
Sans peur, et doté d'une aura pour voir le monde qui l'entoure, elle reste un compagnon de choix.


-Barde (m)
[de Barde]

Taille : 1m70
Cheveux : Gris clair
Yeux : Bleu
Arme favorite : Bâton ; (Harpe)
Lieu : Beurk
Relation : Gothik

Barde et guérisseur du groupe, Barde a été pendant toute sa jeunesse l'apprenti de Gothik. Entre deux chants de sa propre composition, il lui arrive de recevoir des messages divins. Capable de lire sur la nature, Barde est un garçon alerte et de bons conseils.



Dernière édition par Phenix du Valhalla le Mar 21 Fév 2017 - 22:44, édité 2 fois


_______________________________________________
"Je suis devenu écrivain pour vivre ce que je n'ai jamais vécu"


Dragons - Explorers of Berk
Amour de Poulet

Disponible chez ton marchand de fanfiction  drunken



On y croit :
https://www.youtube.com/channel/UCKvRrG2RpHOw-k65ktloEQQ

2 Re: Dragon - Explorers of Berk le Mer 15 Fév 2017 - 20:30

Phenix du Valhalla

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Épisode 1 :
Par delà les brumes



    Ça, c'est Beurk ! Des nuages et du mauvais temps en hiver comme au printemps ! Les habitants de l'île ont dû très vite s'habituer à ces conditions extrêmes et ils ont réussi. En même temps, quand on réussit a cohabiter avec des dragons, tout semble plus facile.
Cela fait maintenant plusieurs années qu'Harold a instauré la paix entre vikings et dragons, pour le meilleur de l'île, et parfois le pire. Ce n'est pas Harold qui dira le contraire.


    Tiens ! Là-bas, sur la tour de Gothik, c'est Barde, l'apprenti de la vieille.
On a tous été étonné ! Barde est... un peu long à la détente. Il ne retient pas immédiatement ce qu'on lui enseigne. Si bien qu'on a déjà vu Gothik réserver des plages entières pour expliquer dans les moindres détails les secrets des plantes et des potions.
Quand il n’étudie pas, Barde est toujours perché sur le toit d'une maison, à faire subir, armé de sa harpe, une torture auditive à tout dragons ou vikings qui passeraient par là.


    Et lui, avec Varek, c'est Vilfrid. Ils ne se séparent jamais. Ils se complètent, aussi bien physiquement qu'intellectuellement. Vilfrid est un pacifiste. Il n'a jamais vraiment aimé l'idée de se battre contre les dragons. Stoïck, le chef de notre village, m'a raconté que Valka, son épouse enlevée par des dragons, n'arrêtait pas de lui faire la leçon quand il était petit. Depuis, c'est resté !
Vilfrid ne passe que rarement de temps au village, seulement quand Varek est de passage entre deux explorations. Il vit dans la forêt, entouré des animaux, d'arbres et de Terreurs Terribles.


    "Ahhh !
- Lokié !
- Kranedur ! Kognedur ! Blase ! Qu'avez-vous fait ? Un trou devant ma porte ?!"



    Ah ! Et lui, toujours collé aux bottes des jumeaux, c'est Blase. C'est étrange, d'habitude il reste enfermé chez lui à ronfler toute la journée. Les jumeaux n'en sont pas pour rien dans son humeur farceuse aujourd'hui. Oui, tout comme les jumeaux, Blase a dédié sa vie à Loki. Quoi de plus plaisant que d'honorer le dieu de la discorde...
Il traine toujours avec un carnet à croquis. Malgré ses stupides farces, c'est un dessinateur hors pair, qui ne sait pas écrire sans faire trente fautes d'orthographe minimum par mots. Un jour, Varek lui avait demandé de l'aide pour étoffer le Manuel des Dragons, mais Loki était passé par là...
Je n'avais jamais vu Varek autant en colère. Mais tout s'est bien terminé.


    Et voilà Arnold, toujours en compagnie de son Mille-Tonnerre, Barouf, et de son corbeau, Plume. Mon meilleur ami ! Tout comme moi, il adore l'aventure. Un goût qu'Harold nous a tous donné, en plus de l'amitié avec les dragons.
Tout comme Astrid a suivit Harold dans nombreux de ses voyages, Arnold a fait de même avec moi. Enfin, les quelques fois où j'ai pu quitter Beurk pour tenter l'inconnu.

   
    Tous, nous formons la ligne de défense de Beurk : nous sommes des dragonniers ! Officieusement... On est toujours à l'entrainement, sous les ordres d'Harold. Mais notre titre officiel de dragonniers de Beurk ne devrait pas tarder. Enfin, j'espère...
Depuis que Yohann a été repêché par les jumeaux pour nous apprendre la fuite de Dagur, Harold a suspendu, à notre grand étonnement, nos entrainements pour avoir une discussion avec les Grands du village lors d'un conseil qui se tient aujourd'hui, dans la grande salle.
Je pense qu'il compte sur nous pour ce qui est de défendre Beurk contre ce dérangé.


    Les nouveaux grands défenseurs de Beurk ! Les héritiers du fils de Stoïck la Brute ! Des dragonniers entrainés sans relâche, de jours comme de nuits, par...


    "Harold ?
- Freyja ! Content de te voir. Je n'ai pas pu me rendre à l'académie ce matin...
- La recherche de nouveaux dragons, je suppose. Salut Krokmou !"

Le Furie Nocturne se met à onduler, puis, perché sur ses deux pattes arrières, sourit à Freyja.
"Des nouvelles de Dagur ? demande Freyja.
- Le faite de savoir qu'il est en liberté est déjà une nouvelle de trop.
- Qu'allez vous faire aujourd'hui, Krokmou et toi ?
- On a trouver ça dans une des épaves que nous a indiqué Yohann.
s'exclame Harold, excité en montrant un cylindre de bois et de métal à la forme de tête de dragon.
- Qu'est ce que c'est ?
- Un Œil de Dragon.
- J'aime bien le nom. Il sonne bien !
-  Avec ça.
poursuit Harold. On a découvert des îles qu'on ne connaissait pas, bien au delà de l'archipel.
- Des explorations en perspective ?
- Et comment ! De nouvelles îles, et de nouveaux dragons ! Krokmou est aussi impatient que moi.
déclare Harold en recevant un haussement de tête du dragon.
- Je peux vous accompagner ?"


    Harold et Krokmou se regardent, gênés. Après plusieurs clignements d’œil, Krokmou fait volteface et s'éloigne des deux amis.


    "Merci, mon grand...
- Harold ?
- Désolé, Freyja, mais... Je ne peux pas accepter..."



    Aussitôt, un petit groupe de bébés Vipères fonce sur Freyja et se frottent à elle énergiquement. Harold, surprit, cri garde. Freyja est poussé involontairement par les petits dragons et, perdant l'équilibre, tombe à la renverse dans la cuve d'eau de la forge à Gueulfor. Les Terreurs Terribles ont eu le temps d'éviter la chute et l'eau par la même occasion. Aussitôt la tête de Freyja sortit de l'eau, les dragons se placent en cercle autour d'elle, langues tirées, tout en émettant de petits cris amusés.
Un rire moqueur se détache derrière le chœur reptilien.


    "Oh non... soupire Freyja.
- Alors Freyja ? T'as oublié de retirer l'herbe à dragon de tes poches ? Ou alors, tu t'es encore roulée dedans ce matin. se moque Rustik.
- Ou alors, elle est en herbe de dragon. Mais à ce compte là, pourquoi elle n'est pas de même couleur et texture que l'herbe en question ? demande Kranedur.
- Question très intéressante, frangin. Une expérience semble s'impose ! poursuit sa sœur, Kognedur.
- Une expérience ? Je veux être le cobaye ! s'écrit Kranedur, tandis que Varek, resté en arrière, passe sa main sur ses yeux, exaspéré.
- Rustik, les jumeaux ! Laissez-la tranquille. Allez plutôt vous préparer." ordonne Harold.
Tandis que le groupe part sceller leurs dragons, Astrid s'approche de Freyja et lui tend la main.
"Il ne faudrait tout de même pas que tu fondes." sourit-elle.
Freyja accepte son aide et Astrid la sort de la cuve, éclaboussant gentiment les bébés dragons au passage qui s'amusent à grogner amicalement.
"Hé ! Harold ! appelle Rustik. Elle peut venir avec nous ? Elle pourra attirer des dragons. On aura pas besoin de chercher."
Harold soupire. Astrid s'approche de lui, pose une main sur l'épaule et lui chuchote :
"Je m'en occupe."
Elle jette un clin d’œil à Freyja avant de s'éloigner.


    "Et eux ? Je suppose qu'ils t'accompagnent jusqu'aux portes de Beurk avant de revenir ici. lance Freyja, blessée.
- Freyja... murmure Harold en la prenant par l'épaule et en l'amenant dans la forge de Gueulfor. Je... Je ne peux pas t'emmener, même si j'aimerais énormément que tu viennes, je t'assure. Mais...
- Mais ?
- Tu l'as dit toi même, Dagur est en liberté. On ne sait pas où il se cache. Enfin... Si, on sait, mais ça représente l'océan tout entier.
- Et donc ?
- J'ai besoin de toi ici. Quand nous partirons, Beurk sera vulnérable à toutes attaques. J'ai besoin de savoir avoir ici, à Beurk.
- Et Astrid ?
- Quoi Astrid ?
soupire Harold.
- Elle ne devait pas faire partie de la garde de Beurk ? Elle ne voulait pas d'ailleurs faire partie de la garde de Beurk ? Pourquoi part-elle avec toi ?
- Freyja, ne fais pas ta tête de mouton ! Elle part avec moi parce que... Parce que... C'est la seule à pouvoir contenir Rustik ?
tente Harold.
- Ouais... J'avais oublié...
- Je suis vraiment désolé. A notre retour, je te promets qu'on chevauchera tout les deux. Comme je te l'avais déjà promis, à toi et aux jumeaux d'ailleurs... Pourquoi j'ai promis ça ?
- Et ce sera comme la dernière fois ? Avec Astrid ?"

Harold plisse les yeux en soupirant avant d'éclater de rire.
"Une chose est sûre, tes questions font me manquer."
Freyja la rejoint dans sa rigolade puis, ils font silence.
"Tu vas me manquer. déclare Freyja.
- Tu vas me manquer aussi." répond Harold en lui posant une main sur l'épaule.
Puis, le viking sort de la forge et au moment où le groupe d'Harold prend son envole, Freyja en sort à son tour, trainant les pieds tout en regardant les héros de Beurk s'éloigner.
Elle se laisse tomber sur un tabouret puis soupire. Un Terreur Terrible s'approche d'elle, furtivement, le regard fixé sur ses bottes.
"Ni penses même pas une seconde ! prévient Freyja.
- Oh, mais c'est la petite Freyja ! s'exclame Gueulfor en pénétrant à grand bruit dans sa forge. Je pensais que tu serais à l'académie, mais ces temps-ci, personne. Pas un dragon. Les nouvelles concernant Dagur ont bouleversées la vie du village, c'est moi qui te le dis.
- Salut Gueulfor..."

A ces mots, Gueulfor passe lentement la tête par la fenêtre de son établissement. Freyja ne fait pas attention à lui. Le viking sort alors de la forge, finissant de brosser ses moustaches.
"Je suis peut-être qu'un vieux viking avec une jambe de bois et un crochet, mais quelque chose me dit que ça ne va pas fort.
- Non, en effet.
- Ouais, tu as mauvaise mine ! Ça se voit comme une morsure de Braguettaure sur son arrière. Faudrait peut-être que j'arrange ça justement... Ça fait plus d'une semaine que je ne peux plus m'asseoir sans avoir de terribles démangeaisons ! J'ai essayé de trouvé une chaise appropriée à ma douleur pour laisser le temps à Gothik de me concocter un de ses breuvages, je n'ai rien trouvé de confortable... J'ai même essayé de poser mon petit arrière sur un mouton, rien à faire ! Je ne te racontes même pas la réunion du conseil, je me...
- Merci Gueulfor !
- Oui, oui, pardon. Je m'égare.
- C'est Harold...
- Encore lui ? Ma parole, tu vois Harold aussi souvent que je vois un dragon dans Beurk ! C'est à dire tout le temps, au cas où tu n'aurais pas compris...
- Il est parti... Avec Rustik, Varek, Kognedur, Kranedur et Astrid...
- Pas étonnant ! Stoïck lui a donné la permission de poursuivre ces rêves durant le conseil. Cet Œil de Dragon, c'est la chose la plus formidable qu'il est trouvé depuis le Murmure Mortel ! Quoi qu'en réfléchissant bien, c'était pas forcément génial...
- Et nous, on devrait resté ici ?
- Il vous a sûrement donné une bonne raison.
- La défense de Beurk...
- J'aurais dis la même chose ! On voit bien que c'est tonton Gueulfor qui s'est occupé de lui durant sa jeunesse. Stoïck avait bien d'autres choses à faire, comme tuer des dragons ! Mais ça c'était avant bien sûr.
s'empresse de terminer Gueulfor en apercevant un Cauchemar Monstrueux le fixer sur la place, surpris par les propos du viking.
- Il n'y a qu'eux qui vivent des aventures...
- Par ma dent de fer, où vas-tu chercher de pareilles idées ? Regarde autour de toi ! Qui aurait cru que vikings et dragons s'entendraient un jour ? C'est la plus belle des aventures ce que nous vivons tout les jours. Il faut juste... s'emparer d'elle !
- S'emparer d'elle ?
- Vilain dragon ! Repose cette hache tout de suite avant de que tu ne massacres quelqu'un par mégarde !
- Il faut que je m'empare d'elle ?
- Cette hache est la plus belle que j'ai forgé ! Tout en fer de Gronk ! Manche compris...
- Merci Gueulfor ! Dis à Stoïck que je reviendrai avec de nouvelles découvertes !
- Stoïck ? Mais tu dois le voir ce soir... Rends moi ma hache, vieux sac d'écailles ! Freyja ? Freyja ! N'oublies pas que c'est pour parler des tours de garde !"



    Freyja se fraye un chemin entre les maisons du village, les vikings affairés et les dragons la suivant des yeux. Elle poursuit sa course en lançant des "Excusez moi" ou des "Bonjour" dans les foules qu'elle traverse.
Enfin, elle trouve ce qu'elle cherchait.
"Arnold ! s'écrit-elle, essoufflée.
- Freyja ? Qu'est ce qu'il se passe ?
- Je pars, tu m'accompagnes ?
- Oh... Bien sûr ! Où as-tu l'intention d'aller aujourd'hui ? Voler au dessus de Beurk ? Tenter une escapade sur les rives de l’île de Traitres ? Explorer les Marais Barrés ? Quoi que ça sera un peu difficile puisque...
- Rien de tout ça ! Je pars au delà de l'archipel !
- Au delà de l'archipel... Oui, ça me semble... Une très mauvaise idée !
s'exclame Arnold en lui barrant la route.
- Pourquoi ? Tu n'y es jamais allé.
- Exact. Mais ce n'est pas une raison !
- Harold est bien parti, lui.
- Oui, mais Harold, c'est Harold, toi, c'est toi, et moi, c'est moi... En plus, Stoïck ne va pas être content d'apprendre que...
- J'ai demandé à Gueulfor de le prévenir.
rassure Freyja.
- ...nous sommes parti alors que nous sommes les seuls défenseurs de l'île en l'absence d'Harold... fini Arnold dans un murmure.
- Je te croyais plus désireux d'aventures. remarque Freyja en fronçant les sourcils.
- Et je le suis ! Plus que jamais ! Mais là... Quand même... En plus, nous n'avons..."
Un craquement retentit soudain au pied des deux amis. La passerelle en bois sur laquelle ils se sont arrêtés cède brusquement.
Les deux vikings tombent dans le vide en criant de stupeur. Ils atterrissent cependant un peu plus bas  dans une cuve remplie de poissons, servant de garde manger aux dragons de l'île.
"Mais qu'est ce que... commence Arnold.
- Lokié ! cri Blase en passant la tête au dessus de la cuve.
- Blase ? s'étonne Arnold.
- Blase ! Nom d'un Ebouillantueur asséché ! Depuis quand saboter les chemins de Beurk est..."
Freyja se tait. A sa grande surprise, Blase s'est endormi sur place. Elle l'attrape par la tunique et le secoue en l'appelant. Blase se réveille en sursaut, dévisage les deux vikings tombés dans son piège avant de lancer : "Lokié !"
Freyja le frappe à l'épaule, ce qui replonge de nouveau, à la grande surprise de Freyja, le viking dans son sommeil. Elle le secoue une nouvelle fois.
"Lokié !
- Mais tais-toi ! Depuis quand saboter les chemins de Beurk est amusant ?
- Euh... Laisse moi réfléchir... Depuis que des gens tombent dans mes pièges ?
- Tu aurais pu blesser quelqu'un !"

Au même moment, un autre viking tombe à plat ventre sur le monticule de poissons.
"Vilfrid ! s'exclament Freyja et Arnold.
- Lokié !" rigole Blase.
Vilfrid se redresse doucement avant de reconnaître les vikings avec qui il se trouvait.
"Oh ! Vous n'allez jamais croire ce qu'y m'est arrivé ! Je marchais tranquillement, suivant du regard un vol d'oiseaux quand tout d'un coup, ils se sont brusquement éloignés de moi mais pas n'importe comment... A la verticale ! Ils ont été aspirés par Týr, dieu des cieux !"
Tout en narrant cela, il lève la tête au ciel et aperçoit soudain le trou par lequel il est tombé. Il baisse doucement la tête, plongé dans une profonde réflexion avant d'ajouter :
"Oh ! Vous n'allez jamais croire ce qu'y m'est arrivé ! Je marchais tranquillement, suivant du regard un vol d'oiseaux quand tout d'un coup, je suis tombé dans une cuve de... maquereaux... Le prestige d'un homme...
- Nom d'un yack écervelé, tu vois ce que tu as fait Bl...
- Ne te fatigues pas Freyja, il s'est rendormi...
soupire Arnold tout en se redressant, frottant son pantalon collé de poissons.
- Mais c'est le chemin de l'académie. remarque Vilfrid en pointant du doigt la passerelle. Vous vous y rendiez ?
- Oui, je pars avec Arnold au delà de l'archipel. avoue Freyja.
- Euh... Justement Freyja, j'ai essayé de le dire... commence Arnold.
- Vous partez ? coupe Blase en se réveillant. On peut venir ? C'est pourquoi ? C'est pour où ? C'est pour quand ? De toute façon, j'aime pas les aventures... Je t'ai Lokié Vilfrid ?
- Je ne crois pas...
réfléchit Vilfrid.
- Lokié !
- Attendez, pas tous en même temps.
demande Freyja. D'abord, Arnold.
- Avant de partir, Harold m'a demandé d'amener Barouf, mon Mille Tonnerre, à l'académie. Il a enfermé Barouf, ton Vipère Tornade et vos dragons aussi, Blase et Vilfrid...
- Quoi ? Il a enfermé Loki ? Pourquoi ?
larmoie Blase. Mon Cauchemar Monstrueux...
- Sauvage, mon Charogneur... se plaint Vilfrid.
- Sauvage est un Vipère, Vilfrid. corrige Freyja.
- A bon ? s'étonne Vilfrid. Et on ne me prévient pas ?
- Ça va faire un an que tu montes Sauvage, Vilfrid ! Donc, je disais, Harold a enfermé nos dragons et a prit soin de donner la clé à son père.
- Stoïck ?
dit Blase.
- Pourquoi a-t-il fait ça ? s'interroge Freyja.
- Il devait se douter que tu aurais envie de partir avec lui... déclare Arnold. Et connaissant Harold et Stoïck, on ne va pas pourvoir voler avant quelques jours...
- Vous souhaitez partir avec vos dragons ?
demande Blase. Je peux vous aider à prendre la clé à Stoïck la Brute si, en échange, je viens avec vous.
- Et moi aussi.
réplique Vilfrid. Un petit vol ne me fera pas de mal.
- Blase... Tu détestes l'aventure !
rétorque Freyja.
- Peut-être... Mais j'adore vous "Lokier" !
- C'est hors de question !
- Tant pis pour toi.
déclare Blase.
- Oh... grommèle Freyja. D'accord, si tu parviens à prendre la clé de l'académie, à libérer nos dragons et à nous rejoindre, sans être vu au port ce soir, tu pourras venir avec nous.
- Loki va encore frapper !
jubile Blase en partant.
- Bon, je ne pensais pas que vous auriez envie d'une ballade nocturne, mais ça me va... A ce soir ! lance Vilfrid en sortant de la cuve.
- Tu sais ce que tu fais, au moins ? questionne Arnold, inquiet.
- Faut bien."


    En ces temps de paix, le port n'était pas gardé, contrairement aux temps où les vikings combattaient les dragons. Mais depuis l'évasion de Dagur, Freyja avait peur que Stoïck ait renforcé les tours de garde. Heureusement, ce ne fût pas le cas aujourd'hui.
"Mais qu'est ce qu'il fabrique ? s'impatiente Freyja. Il aurait dû revenir depuis plusieurs minutes.
- En même temps, prendre la clé à Stoïck la Brute, ce n'est pas une mince affaire.
souligne Arnold, caressant Plume.
- Bonsoir vous autre. salue une voix dans l'obscurité.
- Ah, Vilfrid, tu tombes bien. Tu n'aurais pas..."
Freyja reste bouche bée par ce qu'elle voit. Arnold doit frotter ses yeux pour savoir s'il ne rêve pas.
"Bonsoir !" lance Barde en grattant les cordes de sa petite harpe.
Les deux amis d'enfance demeurent muet tandis que Vilfrid et Barde les observent. Freyja saisit alors Vilfrid par le bras et l'amène à l'écart, suivit d'Arnold.
"Vilfrid ? Qu'est ce que ça signifie ? demande t-elle en pointant Barde qui répond par un petit signe de main suivit d'un sourire.
- Ça signifie qu'à la place d'être quatre, on est cinq maintenant. répond Vilfrid en comptant sur ses doigts.
- Il n'était pas question, si mes souvenirs sont bons et ils sont bons, que Barde partent avec nous ! réplique à voix basse Freyja.
- Pourquoi ? s'étonne Vilfrid.
- Parce que c'est l'apprenti de Gothik, d'une part. Qu'elle va sûrement en avoir besoin ce soir pour lire les astres, d'une autre part. Qu'on a accepté Blase à contrecœur, d'une autre autre part et que, pour conclure le gâteau de sottises : Barde va s'amuser à nous gratter un air entre deux bêtises de Blase. explique Arnold.
- Rien à ajouter. soutient Freyja, étonné par tant de concision.
- À ouais... réfléchit Vilfrid.
- Du coup, c'est embêtant. déclare Barde.
- Exactement ! Attends... Mais qu'est ce que tu fais là ? demande Arnold.
- Je me suis rapproché. Je me sentais seul... répond Barde.
- Du coup, qu'est ce qu'on fait de lui ? s'interroge Vilfrid.
- Je ne sais pas... Oh, j'ai une idée ! propose Freyja. Pourquoi ne pas demander à Stoïck la permission d’emmener Barde, et puis, faudrait également proposer à notre chef de nous accompagner. Et puis Gueulfor ? Il ne faudrait pas oublier Gueulfor. Et puis Gothik. Et surtout, il faudrait aussi et surtout le proposer à Dagur."
Sur ces mots, Vilfrid tourne les talons et s'éloigne dans la nuit, sous les yeux étonnés de ces camarades.
"Vilfrid ? Où est-ce que tu vas ? lance Freyja.
- Je vais demander à Stoïck, Gueul...
- Mais non ! Vilfrid, réfléchis !
s'exaspère Freyja.
- De plus, si Barde vient avec nous, il faudra qu'il monte sur le dragon d'un d'entre nous. souligne Arnold.
- En parlant de dragon, il y en a un qui s'approche." dit Barde en pointant le doigt vers la brume.
En effet, à travers le brouillard, se dessine l'ombre d'un dragon avançant doucement. Les quatre amis se jettent derrière des tonneaux pour s'abriter du regard de la bête, ne sachant pas à quoi s'attendre. Un choc contre le bois du quai fait sursauter la compagnie mais c'est une voix dans la pénombre qui vient glacer définitivement le sang de Freyja.
"Lokié !"
Ensemble, les quatre amis sortent de leur cachette pour voir Blase debout sur un drakkar.
"Vous devriez voir vos tête ! ricane Blase.
- Blase, où sont les dragons ? demande Freyja. Dans le drakkar ?
- Quels dragons ?
s'étonne Blase.
- Quels dragons ?! Nos dragons ! Nos dragons que tu devais ramener ici pour que nous puissions partir au delà de l'archipel ! s'emporte Freyja.
- Au delà de l'archipel... répète Barde.
- Je ne les ai pas." répond Blase.
Un silence suit les paroles du viking bouffi. Freyja se met à frapper prestement le sol avec son pied.
"Je vais, réellement, te jeter au dessus de l’île des Dragons en espérant la présence d'une autre Mort Rouge ! cri Freyja en essayant d'étrangler Blase, mais retenu par Vilfrid.
- Écoute la parole de Nanna qui appelle à la paix. récite Vilfrid.
- Je vais le tuer ! jure Freyja.
- C'est pas ce que Nanna me souffle. confirme Vilfrid.
- Mais parce que le but de cette réunion nocturne est de prendre des dragons afin de pouvoir voler par delà l'archipel ? comprend Barde.
- Barde, tu ne vois pas que la situation est un peu compliquée là. déclare Arnold.
- Mais nous sommes des vikings ! Avant de dompter les dragons, on a dompté les mers, alors... Pour ne pas utiliser ce drakkar ?" demande Barde.
Tous l'observent avant de jeter leurs regards sur l'embarcation.


    "Beurk est en train de disparaître derrière nous. annonce Vilfrid.
- Avec ces vents, nous avançons rapidement. déclare Barde, flanqué au gouvernail.
- Maintenant qu'on a quitté Beurk, on doit s'attendre à quoi ? demande Blase.
- On part à la recherche de dragons ! jubile Freyja.
- De dragons ? répètent Vilfrid, Blase et Barde en chœur.
- Harold est parti conquérir les terres du nord-est ! Nous ferons de même avec celles de l'ouest ! s'écrit Freyja en pointant sa lance vers l'horizon.
- A l'aventure ? commence Arnold.
- A l'aventure ! s'exclame la bande d'ami tandis que le drakkar accélère sur les eaux noires de l'inconnu.



Dernière édition par Phenix du Valhalla le Mar 21 Fév 2017 - 22:48, édité 1 fois


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3 Re: Dragon - Explorers of Berk le Sam 18 Fév 2017 - 12:43

Phenix du Valhalla

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Épisode 2 :
La Guerrière


"A l'aventure... parvient à murmurer Blase, étendu contre la proue du drakkar. Pourquoi vous avoir suivi ? J'aime pas les aventures...
- A l'aventure...
poursuit Vilfrid, assis contre le mât. Rassurez-moi, on a pris de quoi manger pour notre traversé ?
- A manger ? A manger... A l'aventure..." marmonne Arnold, affalé sur le rebord de l'embarcation, imité par son corbeau, aussi désespéré que lui.
Alors que l'équipage semble exténué, une douce mélodie enveloppe l'arrière du bateau, suivit de paroles au ton affreusement faux :


"Que ferons nous du viking ivre ?
Que ferons nous du viking ivre ?
Que ferons nous du viking ivre ?
Avant que ne vienne l'aurore.

Wey–hey et elle se lève
Wey–hey et elle se lève
Wey–hey et elle se lève
L'aurore, elle se lève

Jetons le à la mer salé
Jetons le à la mer salé
Jetons le à la mer salé
Pour qu'il puisse dessoûl... Hé !"


Tous se retourne vers la poupe. Freyja, plus agacée que les autres, s'est approchée de Barde, a saisi sa harpe et l'a balancée par dessus bord. Barde, les yeux grands ouverts, reste immobile, la bouche pendante. Freyja retourne s'asseoir avant que Barde se redresse, pointant la viking.
"Mais... mais... Pourquoi ? demande t-il.
- Oh... Pardonne moi, mais il m'a semblé entendre Njörd réclamer ta harpe. Sûrement pour s'initier à la musique, lui aussi.
- J'ai mis près d'une semaine a tailler cette harpe !
s'égosille Barde.
- Et j'ai mis deux secondes pour en faire un petit radeau. fait remarquer Freyja.
- Une semaine ! Une semaine à chercher le meilleur bois, à la fois souple et solide, à tresser les cordes avec les crins de yacks les mieux portants de toute l'île de Beurk, à...
- En tout cas, elle flotte bien ta harpe Barde.
observe Blase.
- C'est bon... Ça suffit... J'en est marre ! On retourne à Beurk ! déclare Barde en saisissant le gouvernail.
- Mais l'aventure, c'est par là. baille Vilfrid en pointant l'horizon brumeux. À l'opposé de Beurk...
- À l'opposé de Beurk... À l'opposé de Beurk... répète Barde. Faudrait-il encore savoir si on se dirige réellement à l'opposé de Beurk. Avec cette purée de lait de yack, on ne voit pas à un mètre autour de nous !
- Mais si tu veux nous ramener sur Beurk, c'est que tu as une idée d'où on est et de par où on va. lance Arnold.
- Et bien je..."
Le silence suit les paroles de Barde tandis qu'il observe, perplexe, les alentours.
"Et zut... termine Barde.
- Parce que vous ne savez pas où on va ? s'inquiète Blase.
- De sûr, vers là-bas. pointe Arnold, en montrant la proue.
- Je ne m'attendais pas à rejoindre le Valhalla comme ça... Et encore moins avec vous... déclare Vilfrid en touillant un seau d'eau.
- Le moment n'est pas venu pour nous de rejoindre les Dieux. affirme Freyja. Je vous rappelle qu'on a des dragons à découvrir.
- Des dragons... Des dragons ? Mais il n'y a pas de dragons ! Il n'y a rien autour de nous ! On a rien croisé ! Pas d'Eboulliantueurs, ni de Milles-Tonnerres, pas de Vipères et encore moins de Furies Nocturnes !
- Tu perds ton sang froid, Barde. informe Arnold. Essaye de te cal...
- Je suis calme !!!
réplique aussitôt l'apprenti guérisseur.
- En même temps, il n'y a qu'un seul Furie Nocturne. indique Vilfrid. Si on venait à en apercevoir un, il y a de forte chance qu'il s'agisse d'Harold.
- Gothik m'a appris à me calmer... continu Barde sans prêter attention à Vilfrid. Elle m'a enseigné les arts secrets de relaxation en cas de situations désespérées comme celle là... Cependant, je dois avouer qu'il y a un petit problème...
- Lequel ? demande le viking bouffi.
- Ma harpe ! Il me faut ma harpe pour atteindre mon paroxysme de sérénité ! panique Barde en courant de long en large sur le drakkar.
- Mais c'est pas vrai... soupire Freyja.
- Ça veut dire quelque chose ça ? demande Vilfrid.
- Calme toi autrement. propose Arnold.
- Oui ! Oui, tu as raison ! Excellente idée ! Jetons Freyja par dessus bord ! menace Barde avec un sourire malsain.
- Quoi ? s'époumone Arnold.
- J'ai pas suivi... annonce Vilfrid.
- Je vais t'aider. déclare Blase en s'approchant de Freyja.
- Mais ça ne va pas ? s'écrit-elle. Et puis quoi encore ?
- Ma harpe !
- Bon, on la jette ? questionne Blase.
- Cailloux droit devant. informe Vilfrid.
- On ne va pas se disputer pour une harpe, quand même ? demande Arnold en se joignant au groupe.
- Et des gros en plus. souligne Vilfrid, sa main en visière.
- C'est Freyja qui a commencée ! se défend Barde.
- Quoi ? C'est toi qui a voulu nous rendre sourd et détraqué avec tes sérénades à la noix ! réplique Freyja.
- C'est techniquement, psychologiquement, musicologiquement et génétiquement impossible ! cri Barde.
- Non, parce que là, avec notre vitesse, on les..."
Vilfrid n'a pas le temps de finir que le drakkar heurte de plein fouet un récif, renversant tout les vikings.
Au bout d'un moment, à la proue du drakkar, un bouquet de tête apparait pour constater les dégâts qui, heureusement, ne sont que minimes.
"La priorité revenait à qui ? demande Vilfrid.
- Tu aurais pu nous prévenir ! gronde Freyja.
- Ah... Ouais... répond Vilfriden se grattant le haut du casque. C'est juste que je pensais l'avoir fait...
- Du coup ? On la jette à l'eau ou pas ?" questionne Blase avant d'être frappé par la concernée.
A ce moment, une ombre saute des récifs, basculant Barde qui tombe à la mer. Les vikings, sur la défensive, se retournent : l'ombre vient d’atterrir sur le drakkar.
Une ombre... Plutôt une forme... Une jeune fille identifie Freyja par la taille et la stature de l'abordant, tête et bras cachés par une vieille cape déchirée aux extrémités.
"T'es qui toi ?" interroge Blase.
L'inconnue se contente de tourner, toujours agenouillée, pour se retrouver face à eux.
Enfin, elle se redresse, laissant tomber sa cape au sol. Apparait alors, à ses deux mains, deux lances courtes ; ce qui fait tirer les armes des vikings, surpris, excepté Vilfrid qui s'approche de l'inconnue en déclarant :
"Non, mais la guerre, ça n'a jamais rien arran..."
L'inconnue frappe brusquement Vilfrid avec le manche d'une de ses lances. Son coup est fluide et précis, une guerrière à n'en pas douter. Elle engage aussitôt le combat avec les autres vikings, défendant leur ami tombé.
Malgré l'expérience de Freyja et Arnold ; Blase préférant resté en arrière à lancer des "A droite !", "A gauche !", "Freyja, tes jambes !" ou encore des "Arnold, t'es nul !" ; la guerrière prend rapidement le dessus.
"Blase, avant que l'on décède accidentellement, ça te dirais de venir nous donner un petit coup de masse ? cri Freyja.
- Ah ! Fallait le dire de suite ! s'exclame Blase en s'approchant du combat mais en frappant son amie. Lokié !
- Aïe ! Mais tu es fou ? C'est elle qui faut taper ! s'égosille Freyja en évitant de justesse un coup de l'inconnue qui vient alors frapper Blase qui tombe à la renverse. Et zut..."
Freyja tente un coup d'estoc, mais cette fois, c'est l'étrangère qui esquive le coup, forçant Freyja dans son élan à assommer Vilfrid, qui venait à peine de se relever en grommelant.
Blase parvient à rouler derrière la guerrière, encore sonné mais bien décidé à se venger de l'affront subit. Attrapant sa masse, il se relève doucement, les yeux emplis de haine. Les coups de l'inconnue se font de plus en plus violent et déjà, Arnold est mis hors combat : son épée est balancée à la mer.
Blase lève alors son arme et...
"Oh mon Thor ! Blase ! Réveilles toi !" cri Freyja tandis que Blase ronfle dans le dos de l'étrangère qui fini par désarmer la combattante viking.
Reprenant son souffle, Freyja en profite pour observer son agresseuse plus calmement, mais toujours avec méfiance.
Après un jeu de lance, la guerrière s'immobilise.
Ses yeux... D'un blanc... Aussi blanc que les glaces d'hiver. Une longue tresse noir repose sur son épaule pour venir pendre à sa taille. Elle pointe ses lances sur Arnold et Freyja, des lances courtes et étranges : les embouts sont en métal et semble pouvoir s'emboiter.
Freyja se crispe brusquement : deux mains se pose sur ses hanches. Vilfrid tente de se relever, prenant appui sur ce qu'il peut.
Une fois debout, il s'exclame :
"Et bien... Si nous avions eu nos dragons, ça ne se serait pas passé comme ça..."
Aussitôt, la guerrière lève sa lance et colle la pointe sur la gorge de Freyja qui s'immobilise, n'osant plus respirer, ni déglutir.
"Qu'est ce que tu as dit ? demande la guerrière aux cheveux noirs.
- J'ai dit. déclare Vilfrid en déplaçant la lance de l'inconnu en face de sa propre gorge. Si  nous avions eu nos dragons, ça ne se serait pas passé comme ça. J'ai bien dit ça, Freyja ?
- Qui êtes-vous pour invoquer les dragons comme s'il s'agissait d'une habitude ? Et pourquoi "nos" ? continu de questionner la guerrière.
- On est des dragonniers." répond Freyja.
L'inconnue à un petit sursaut puis menace à nouveau de sa lance... Vilfrid.
"Tu as dit des dragonniers ?
- Ah non ! Cette fois, c'est elle qui l'a dit. se défend Vilfrid en poussant la lance vers Freyja.
- Vous contrôlez des dragons ? poursuit la guerrière.
- Je ne sais pas de quelle île tu viens, mais la nouvelle concernant l'existence des dragons est passée depuis belle...
- Je n'ai pas demandé si les dragons existaient ! coupe l'inconnue, sa lance faisant aussi taire Freyja. J'ai demandé si vous contrôliez les dragons ?
- Oui. répond Arnold. On n'en contrôle quelqu'un. Nous sommes de Beurk. Notre voyage doit nous amener de l'autre côté du banc de brume, à la recherche d'autres espèces de dragons.
- Beurk... souffle la guerrière en abaissant ses lances, au soulagement de Freyja. Vous êtes des amis de Stoïck la Brute ?
- Des amis... Je n'aurais pas utilisé de meilleur terme. répond Vilfrid.
- Pas vraiment, c'est notre chef. réplique Freyja. Tu... tu le connais ?
- Non... Enfin, pas spécialement... J'ai juste ce nom en tête, un souvenir... Un souvenir de paix. Vous n'êtes donc pas mes ennemis. fini la guerrière en accrochant ses lances à sa large ceinture. Pardonnez mon attaque.
- Oh... Euh... Ne soit pas désolée. dit Freyja. On ne sait jamais qu'elle rencontre on peut faire sur les mers.
- Je m'appelle Gunhild. déclare la guerrière en présentant sa main entre Vilfrid et Freyja.
- Euh... Freyja. répond la viking en serrant la main de Gunhild. Et voici Arnold, Vilfrid. Et celui qui est en train de dormir derrière toi, c'est Blase. Vilfrid, tu peux le réveiller ? Et celui qui est dans l'eau, c'est... Barde !"
Tous se précipitent sur le flanc droit du drakkar, là où Barde avait été jeté lors du combat. Au grand soulagement du groupe, Barde a pu s'accrocher in-extrémiste à un cordage. Il lève la tête vers le groupe, sourit et déclare :
"Freyja, j'ai retrouvé ma harpe !"
Le sourire disparait petit à petit des visages d'Arnold et Freyja.
"Je coupe le cordage ? demande Arnold.
- Vilfrid ?! Qu'est ce qui te prend ? Pourquoi tu me frappes ?" s'exclame Blase, reprenant ses esprits.


Il fallut quelques heures pour déloger le drakkar de la mâchoire minérale avant que le groupe de vikings puisse repartir vers l'horizon de l'inconnu.
Tandis que le drakkar vogue tranquillement sur les flots, Freyja s'empresse de questionner le nouveau membre d'équipage :
"Que faisais-tu, seule, au milieu de ces rochers ?"
Gunhild ne répond pas de suite. Mâchoires serrées, ses yeux commencent à larmoyer. Arnold et Vilfrid la rejoigne ; Blase étant trop occupé à "Lokier" Barde, toujours au gouvernail.
"Je ne me souviens que de peu de choses... narre Gunhild. Mon... mon enfance m'est inconnue. Tout mes souvenirs d'antan sont perdus à jamais à cause d'une horreur que je ne pensais pas possible.
- Tu n'as pas d'enfance ? s'étonne Vilfrid. Tu es né comme ça ? Déjà adulte ?"
Pour toute réponse, Freyja lui donne un coup de coude dans l'estomac.
"Je n'ai gardé que quelques brides de souvenirs... Je me souviens... de la voix de mon père, et de ma mère. De ma lance... un cadeau de clan.
- Comment cela se fait que tu n'est pas plus de souvenirs que ça ?
demande Arnold.
- De cela par contre, je m'en souviens malheureusement, même si c'est un peu brouillé... Mon clan avait participé à une expédition dans les mers du Nord, nous rentrions chez nous... Et c'est là qu'il est apparu...
- Quoi ? interroge Freyja.
- Un dragon... répond Gunhild.
- Un dragon ? répète Vilfrid. Mais un dragon dragon ou un dragon yack ?
- Vilfrid ! gronde Arnold.
- Quoi ? C'est très dangereux un dragon yack. J'avais demandé à Varek si je pouvais l'ajouter dans le Manuel des Dragons...
- Ça n'existe pas, surtout. souligne Arnold.
- C'est ce qui le rend encore plus dangereux !
- Je connaissais des dragons que leurs pillages. poursuit Gunhild. Nous avions perdu notre chef de clan à une assemblée, où seul Stoïck la Brute a pu réchapper d'après ce que l'on a raconté, tué par des dragons. Quelques années plus tard, des nouvelles s'étaient répandues, clamant que les vikings que Stoïck la Brute avait pacifiés avec les dragons. C'était dur à croire. Après tant d'années... Était-ce possible ?
- Et le dragon ? demande Freyja.
- Le dragon... se souvient la guerrière. J'en ai vu des dragons... Mais pas comme celui-ci. Géant. Noir. Couvert d'épines.
- Un dragon vipère noir qui a mangé beaucoup trop de poulet ! lance Vilfrid. Qu'est ce que j'ai gagné ?
- Ça ! répond Freyja en le giflant. Continues, Gunhild.
- De nombreux vikings ont dit que ce dragon était Loki, venu nous punir d'avoir pactisé avec nos pires ennemis. Le dragon a détruit tout nos drakkar en les pétrifiant sur la mer...
- En le pétrifiant ?
s'étonne Arnold. Comment ça ?
- Son souffle... Ce n'était pas des flammes ou de l'eau bouillante... C'était de la glace...
- De la glace ? répète les trois vikings, surpris.
- Durant l'attaque, j'ai été éjectée de mon drakkar avant de heurter un des nombreux pics de glaces recouvrant l'océan. Je crois... Je crois que c'est à cause de cela que ma mémoire s'est effacée. Ce jour là, à cause de ce dragon et de son souffle, j'ai perdu mon clan, ma famille, ma mémoire donc et ma... ma...
- Tes yeux...
déclare, blessée, Freyja.
- Tu es aveugle ? s'exclame Vilfrid.
- Tu ne l'avais pas remarqué ? chuchote Arnold au viking pour ne pas blesser encore plus la guerrière. Ou du moins suggéré ? Tu n'as pas remarqué sa gestuelle de combat ? Hésitante malgré des gestes assez fluides.
- Et le fait qu'elle est présentée sa main entre Freyja et moi pour nous saluer... Je pensais que c'était une tradition viking.
rétorque Vilfrid.
- J'ai erré pendant des jours sur la mer, pour seul appui un morceau de mât afin de ne pas me noyer. J'ai fini par échouer sur ce récif... et vous êtes arrivé." fini Gunhild.
Freyja pose sa main sur l'épaule de la guerrière qui lui rend un sourire.
"Si tu as besoin de quoi que ce soit...
- Merci...
sourit Gunhild.
- Du coup, on retourne à Beurk ? demande Vilfrid.
- Quoi ? s'étonne Freyja. Comment ça ? Et pourquoi ?
- Bah... Elle ne fait pas partie de la troupe... A moins que... Bon, du coup, je propose un vote. Qui vote pour qu'elle reste et voyage avec nous ?
déclare Vilfrid.
- La véritable question, tête de yack enrhumé, serait si Gunhild souhaite resté avec nous, et pas le contraire. rouspète Freyja.
- Elle n'a plus nul part où aller. rejoint Arnold.
- Si... A Beurk. affirme Vilfrid.
- Mais Vilfrid ? Ça ne te ressemble pas ça ! Tu es généralement toujours prêt à défendre tout le monde... dit Freyja.
- Oui, c'est vrai... Mais pas ceux qui me frappe. déclare Vilfrid.
- Je t'ai également frappé par mégarde pendant le combat. souligne Freyja.
- Ça change tout alors : qui vote pour que Freyja et Gunhild soient ramenées sur Beurk ? lance Vilfrid.
- Mais par Odin ! Vilfrid ! s'exaspère Freyja.
- Bon, bon... Je me calme...
- Merci Vilfrid...
souffle Freyja.
- Après, je ne connais pas plus que ça le but de votre quête. fait remarquer Gunhild. Tout ce que j'ai entendue et retenue, c'est que vous recherchez de nouvelles espèces de dragons.
- Harold, le fils de Stoïck la Brute, est parti découvrir de nouveaux dragons à la suite d'une trouvaille : un artéfact ancien permettant la localisation de nouvelles espèces.
explique Arnold.
- J'ai décidé de faire la même chose. poursuit Freyja.
- Vous avez aussi un artéfact ? demande Gunhild, intéressée.
- Non, on voyage à... l'aveugle !" rigole Blase qui vient de les rejoindre.
Sur cette blague, Gunhild s'empare de ses lances et frappe Blase dans l'entre jambe.
"C'est de la triche... parvient à murmurer Blase en se roulant au sol. Pas mal pour une aveugle...
- En faite, je pense qu'on va te garder.
sourit Freyja.
- On pourra toujours t'apprendre ce que l'on sait des dragons. dit Vilfrid.
- Et puis, une épée, enfin une lance de plus dans nos rang n'est pas de refus. déclare Arnold.
- Je pourrais même chanter nos exploits ! cri Barde.
- Ouais... On verra... soupire Freyja. On est avec toi, on partage ta douleur, la perte de tes proches... Mais si on peut offrir un peu de chaleur et de lumière à ta vie, tu peux compter sur nous !
- Merci beaucoup. C'est bon d'être entouré de nouveau. affirme Gunhild. Et puis qui sait, je pourrais peut-être vous apprendre quelques trucs.
- Comme se déplacer dans le noir ? demande Blase, tordu de douleur alors que Gunhild laisse tomber sa lance sur sa tête.
- Oups ! Pardon." s'excuse Gunhild en ramassant son arme.
Arnold attrape le bras de Freyja pour l'emmener à la proue du drakkar.
"Un dragon qui s'attaque aux vikings ? chuchote Arnold tandis que son corbeau vient se poser sur son épaule. Mais ? Où étais-tu toi ?
- Des dragons sauvages. déclare Freyja. Il est possible que certains dragons n'aient jamais vu de vikings.
- C'est pas ce que dirait Varek. Vilfrid a souvent aidé Varek dans la conception et le remplissage du Manuel du Dragon : jamais un dragon sauvage ne s'attaque à des vikings sans bonne raison.
- Les dragons ont subit les attaques vikings depuis des siècles, il est normalement qu'ils se...
- Un dragon !
s'exclame Arnold, toujours à voix basse, tandis que le reste du groupe se chamaille. Un dragon qui peut détruire une armada entière de navires. Seule Gunhild semble s'en être sorti, et de justesse.
- Tu as raison... Des attaques de dragons, on en a connu, mais pas de cette ampleur là...
- On devrait prévenir Harold.
- Il n'est plus sur Beurk, Arnold. Et je ne sais même pas si il reviendra...
- Faut pas exagérer Freyja.
déclare Arnold en fronçant les sourcils, bizarrement imité par Plume. Harold ne reviendrait pas sur Beurk ?
- Pour l'instant, il est absent... Et puis l'équipe auxiliaire n'est..."
Freyja jette un coup d’œil dans son dos. Blase, comme à son étrange habitude, s'est endormi, sous le visage étonné de Gunhild (Vilfrid lui avait expliqué ce qu'il s'était passé) qui lui donne quelques coups "amicaux" de lance. Vilfrid justement, est retourné s'asseoir au pied du mât au côté de son seau et Barde, toujours au gouvernail, sifflote gaiement.
"Euh... Bah justement... L'équipe auxiliaire, c'est nous Freyja. souligne Arnold. Il n'y a plus de dragonniers sur Beurk. Même si on ne l'est pas officiellement... Je veux dire, Harold ne nous a jamais confirmé le titre que nous revendiquons tout le temps.
- On ne devrait pas long. rassure Freyja. On trouve une île, on découvre de nouveaux dragons, on note ce qu'on peut, on reprend la mer et on rentre, avant Harold si on reste positif.
- Ouais... Dommage qu'on est pas pris de Terreurs Terribles...
soupire Arnold.
- Ne me dit pas que tu crois en... Comment il l'appelle Varek ? L'aéporstale ?
- Alors déjà, c'est "aéropostale".
corrige Arnold. Et selon Vilfrid, qui tient ça de Varek, qui tient ça de la confirmation d'Harold et d'Astrid : ça fonctionne !
- Peut-être, je ne demande qu'à voir. Mais pour l'instant, on a pas de Terreurs Terribles. Ne t'inquiètes pas, on s'occupe de cette menace dragonnière dès que nous retournons sur Beurk."
fini Freyja en quittant Arnold, perplexe.
Mais s'il avait raison, se demande Freyja en s'arrêtant près de Vilfrid, obnubilé par une feuille flottant dans son seau d'eau. Un dragon qui peut, à lui seul, défaire une armée de vikings, nageant ou volant quelque part au alentour de Beurk...
Une fois une île trouvée, peu importe sa taille ou le nombre de dragons qu'elle regorge, il faut absolument régler ce problème, se promet Freyja. De toute les façons.



Dernière édition par Phenix du Valhalla le Mer 22 Fév 2017 - 23:59, édité 1 fois


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"Je suis devenu écrivain pour vivre ce que je n'ai jamais vécu"


Dragons - Explorers of Berk
Amour de Poulet

Disponible chez ton marchand de fanfiction  drunken



On y croit :
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4 Re: Dragon - Explorers of Berk le Mer 22 Fév 2017 - 11:54

Phenix du Valhalla

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Épisode 3
Terre nouvelle



"Terre ! cri Arnold, accroché à la proue du drakkar, Plume posé sur son bras pointant à travers la brume une plage de sable fin et totalement déserte de créatures, rochers ou algues.
- C'est pas trop tôt. lance Freyja. On attaquait nos dernières réserves de nourriture.
- Surtout qu'à la base, Gunhild n'était pas prévue.
fait remarquer Blase avant de se prendre un coup de lance sur le crâne.
- Barde, on accoste !
- D'accord Arnold. Accrochez-vous !"

Barde tourne le gouvernail du drakkar qui vient longer la plage. La coque commence à racler le sable. Bientôt, le drakkar perd totalement sa vitesse pour venir s'allonger sur le banc minéral. Freyja est la première à sauter de l'embarcation, atterrissant jusque à la taille dans une eau plutôt chaude pour la région. Et il n'y a pas que l'eau... Les vents apportent du centre de l'île, ou du continent – qui sait ; une chaleur presque agréable ; un soupçonné trop chaude.
Arnold et Gunhild rejoignent rapidement Freyja qui déjà, attaque son avancée hors des eaux de la mer.
Barde fixe le gouvernail, saisit sa harpe et rejoint le groupe. Vilfrid s'apprête à faire de même mais Blase lui fait un croche pied, ce qui bascule le viking dans les eaux.
"Lokié !" se marre Blase.
Vilfrid sort la tête de l'eau en crachant un petit filet de liquide.
"Mon Thor ! Tu aurais du voir ta..."
Blase n'a pas le temps de finir sa phrase qu'il glisse sur les éclaboussures de la chute de Vilfrid et vient le rejoindre.
"C'est pas la vengeance que j'avais demandé à Widar, mais ça me suffit." déclare Vilfrid.
Le petit groupe de viking arrive enfin au centre de la plage. Un silence pesant les accueille. Pas un chant d'oiseaux, pas une tortue, pas un bruissement de feuilles parmi les arbres malgré les vents. Seul, le va-et-vient des vagues contre la coque du drakkar et sur le sablon chante la venue des explorateurs de Beurk.
"Tu grattes une note avec ta harpe et je la brise. Ta harpe et ta tête." prévient Freyja, sentant Barde se préparer à interpréter une autre chanson de sa composition.
Barde baisse la tête et soupire, déçu.
"Bon, on est arrivé sur une île, d'accord... Mais est-ce une nouvelle île ? demande Blase.
- Je pense, oui. Je n'ai pas souvenir de cette île sur la carte de l'académie. affirme Arnold.
- En même temps, la carte de l'académie est assez vierge d'informations... souligne Freyja en avançant. Regardez ! Une falaise"
Freyja pointe son doigt en avant. En effet, une longue chaîne de falaises s'étende devant les vikings, longeant la plage sur toute sa longueur ; enfin, le supposent-ils. Avec ce brouillard marin, impossible de voir à plus de cinquante mètres, tout au plus.
"Il faudrait prendre un peu de hauteur... déclare Vilfrid. On devrait essayer de trouver un chemin qui passe par ces falaises.
- Si il y a un ! réplique Blase. Ça se trouve, on a devant nous une muraille de roches qui s'étend sur des kilomètres !
- Pas la peine de chercher bien loin, sur la gauche."
prévient Barde en montrant un étrange passage.
La petite troupe s'approche de l'endroit désigné par Barde. Des escaliers. Taillés dans la roche même et s’élevant sur plusieurs mètres avant de percer le manteau grisâtre de la brume.
"C'est haut... observe Vilfrid.
- Quelle perspicacité, Vilfrid ! applaudi Blase. Bon, on monte ?
- Attendez !"
Gunhild, postée à quelques mètres du seuil de l'escalier, frotte doucement la roche.
"Que l'on caresse des dragons, je veux bien, mais des cailloux...
- Barde... soupire Gunhild. Il y a quelques choses d'inscrit ici."
Étonne, le groupe s'avance, découvrant ce que Gunhild frotte avec tant de...
"C'est tellement sensuel en faite. dit Blase en observant les gestes de Gunhild. Mes épaules auraient besoin du même traitement.
- Je n'arrive pas à tout déchiffrer. déclare Gunhild sans prêter attention au petit viking.
- Laissez moi observer cela. demande Vilfrid en s'agenouillant devant ce qui semble être une stèle délabrée. Alors... Ça parle d'une malédiction...
- D'une malédiction ? s'étouffe Barde, en serrant sa harpe contre sa poitrine.
- Ouais... Ça parle de dragons, ou d'un dragon...
- D'un dragon ? jubile Freyja en sautillant.
- De Loki...
- Non ?
sourit Blase.
- De fragments de pierres...
- De fragments de pierres...
répète Arnold, penseur.
- Vous avez réellement l'intention de répéter ou de commenter tout ce que je dis ? questionne Vilfrid en relevant la tête.
- Continu ! s'impatiente Blase, devenu complétement fou à l'annonce de son dieu favori. Qu'est ce qu'il y a d'autre ?
- Ce n'est pas facile à dire... Les écrits sont en très mauvais état... Impossible de lire correctement...
- On s'en fiche ! Lis !
- Blase, calme toi.
intervient Freyja. Continu Vilfrid.
- Alors, en gros, ça donne ça : "Descendez de la malédiction. N'oubliez pas de faire pousser le dragon. Manger cinq Loki par jours. Vous ne pouvez pas test les fragments de pierres." Voilà.
termine Vilfrid en se relevant.
- Mais... commence Arnold.
- Ça ne veut strictement rien dire... remarque Gunhild.
- Tu es sûr de ta lecture ? demande Freyja.
- Tout à fait sûr. affirme Vilfrid. A une chose près : les verbes sont totalement illisibles, j'ai donc pris le soin d'en choisir d'autres parmi mes préférés.
- Vilfrid...
soupire Barde.
- Bon, après, j'avoue qu'il n'y a pas grand chose de lisible sur cette pierre si ce n'est les mots que j'ai cité. déclare Vilfrid.
- Malédiction, dragon, Loki et fragments de pierres. récite Freyja. Je ne vois pas ce que ça veut dire...
- Bla bla bla... On s'en fiche ! C'est chiant ! Bon... On rentre ?
demande Blase.
- Où ça ? s'étonne Freyja.
- A Beurk.
- Mais Blase !
- Quoi ? Je vous avez prévenu ! J'aime pas les aventures !"

Freyja se tape le front contre la paume de sa main avant de faire signe aux autres de la suivre. Elle commence à monter les marches de la falaise.


Seulement quelques minutes séparent les vikings du début de l'ascension et du point où ils sont arrivés, mais pour tous, cela semblait faire des heures.
"Je ne pensais pas que ces escaliers étaient aussi peu... Bah, des escaliers quoi... se plaint Blase.
- Surtout que ces escaliers commencent à rétrécir... remarque Barde. J'ai bien peur que nous ne puissions plus monter dans quelques instants.
- Et si ce n'est que la surface du dit escalier qui rétrécit, la hauteur ne fait qu'augmenter... s'essouffle Arnold tandis que son corbeau se gratte les plumes.
- Gunhild, accroche toi. On continu ! déclare Freyja, guidant l'aveugle à travers leur escalade.
- Vilfrid ? appelle la guerrière. Tu as atteint le sommet ?"
Étant le plus léger du groupe, Freyja a laissé Vilfrid passé devant.
"Ça monte toujours autant. Attendez. J'essaye par là... Non... Par ici... Non plus..."
Enfin, Vilfrid pose ses mains sur de l'herbe. Un dernier effort et il se retrouve devant une petite plaine laissant rapidement la place à une sombre et épaisse forêt. Essoufflé, Vilfrid cri :
"Ça ne sert à rien... Vous êtes trop loin du rebord... Faut faire demi tour..."
Au même moment, c'est les mains de Freyja qui caressent l'herbe douce. Elle soupire de soulagement.
"Un dernier effort ! On y est presque !" encourage t-elle en se hissant sur le rebord de la falaise.
Vilfrid la rejoint et l'aide à faire monter Gunhild. Puis c'est au tour de Blase, d'Arnold et de Barde d'arriver au sommet, épuisés, essoufflés, en sueur mais heureux d'être parvenu au bout de leurs efforts.
Tous s'allongent sur l'herbe fraiche afin de se reposer et de reprendre des forces.
Freyja, dos au sol, les yeux fermés, sourit. Une nouvelle île les attend, avec tout une montagne de dragons et de secrets. Harold sera si fier !
Elle redresse son buste. Autour d'eux, la brume est toujours présente mais semble plus épaisse que sur la plage.
"Wou-ouh ! s'exclame Gunhild en faisant un ange sur l'herbe. Ça faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas défoulée comme ça !"
Tous rejoigne sa joie avant de se relever.
"Alors, on a une forêt. observe Freyja. Une falaise et une plage. Il faudra cartographier la région.
- C'est une excellente idée
. confirme Arnold. Mais on attendra que cette brume se lève.
- Attendez... murmure Gunhild, les sens en alerte.
- Donc, qu'est ce qu'on fait ? demande Barde. On explore la forêt ou au longe la falaise ?
- J'entends quelque chose...
déclare Gunhild, la main sur l'embout d'une de ses lances.
- Je vote pour la forêt. choisi Blase en rigolant. Si on prend la falaise, il me viendrait l'envie de Lokier l'un d'entre vous en le poussant."
Tous le regard avec de grands yeux.
"Quoi ? se défend le farceur. Vous n'avez jamais fait de blague ?
- Disons que...
- Vilfrid !
coupe Gunhild. Derrière toi ! Attention !"
Tous se retourne vers Vilfrid avant de sursauter. Fronçant les sourcils, l'observé se retourne également pour tomber nez-à-nez avec...
"Un Dragon..." dit-il en reculant doucement.


En effet, devant le groupe de viking, un dragon se tient, fièrement campé sur ses quatre pattes puissantes. Un dragon d'un rouge flamboyant. Ses lisses écailles rubis reflètent la lumière de sa coiffe de flammes, concentrée autour de deux cornes couleur or.
Sur son dos, deux fines ailes ocres sont repliées. Le groupe remarque – Gunhild excepté – que les empreintes de pas laissées par le reptile, qui venait de la forêt, sont parsemées de petites flammèches. Sa queue se termine par une petite sphère de flammes qui, balayant lentement le sol, embrasent calmement les herbes.
Mâchoires entre ouvertes, le dragon présente aux vikings l'intérieur de sa gueule, noyée dans les flammes et la chaleur.
De ses yeux de cendre, il observe les vikings tout en émettant des sons... pas très amicaux.


"Alors ça... s'étonne Barde, enveloppant sa harpe dans sa tunique pour la protéger d'un quelconque malheureux accident. C'est un...
- Dragon ? poursuit Blase, la voix pleine de sarcasme.
- Il ne ressemble à aucun dragon que je ne connais... s’ébahit Arnold.
- Si, à un Cauchemar monstrueux. déclare Vilfrid. Enfin, en beaucoup moins grand...
- C'est peut-être un jeune...
suggère Freyja. Qu'est ce qu'on fait ?
- Je propose de lire une copie du Manuel des Dragons que j'ai réalisé à la suite de mes journées passées avec Varek."
dit Vilfrid en sortant un peu brusquement un livre de sa sacoche.
Le dragon, surpris, crache une boule de feu qui vient avaler le livre de Vilfrid qui se met en crier de douleur avant de jeter le manuel du haut de la falaise.
Sur son geste, Vilfrid s'immobilise. Tout les autres l'observent, dépités – excepté, une fois encore, Gunhild qui fixe le vide.
"Ouais... J'aurais peut-être du essayer d'éteindre le feu... en jetant le manuel par terre... Si j'invoque le réflexe ?
- Pff ! Tête de mouton !
se moque Blase. Et ça traine avec Varek pour "étudier" les dragons. Laissez moi rire."
Tout en disant cela, Blase s'approche du dragon qui se met à hurler par intervalles réguliers.
"Blase... prévient Gunhild. Je ne sais pas ce que tu fais, mais ça n'a pas l'air d'être une si bonne idée...
- Ah... Gunhild, quel dommage que tu ne puisses pas voir mon génie. Regardez plutôt vous autre, comment Blase, ami d'Harold, va apprivoiser ce dragon !
- Euh... Tu es sûr de ce que tu entreprends ?
demande Freyja, inquiète.
- C'est Harold qui m'a montré comment si prendre ! Pourquoi ça ne marcherai pas ?"


"Il nous suit toujours ? demande Barde.
- Tais toi et cours ! ordonne Freyja en le poussant.
- On a du courir sur près d'un kilomètre. déclare Vilfrid, entre deux halètements. On peut, peut-être, s'arrêter...
- J'en peux plus !
craque Barde en s'effondrant dans une mare de boue. Oh non..."
Les vikings stoppent tous leur course folle. Transpirant de partout, Arnold demande :
"On est tous là ?
- Oui... Je pense...
tente d'articuler Vilfrid.
- Tout va bien ? poursuit Freyja, s'aidant d'un arbre pour se redresser avant de tomber sur le derrière.
- Non ! déclare Gunhild en crachant une dizaine de feuilles. Je me suis payée tout les arbres de cette forêt à cause de cet idiot de Blase !
- Je souffre !!!
hurle Blase en se tenant le poignée, sa main étant rouge vive.
- Mais quelle idée en même temps ! gronde Freyja. Faire comme Harold ? Mais tu n'es pas Harold !
- Sur le moment, je me fiche de savoir qui je suis ! J'ai la main en feu !
gémit Blase.
- Laissez ! intervient Barde en frottant ses vêtements couvert de boue. Je suis guérisseur !
- Non, tu es Barde.
corrige Vilfrid en s'épongeant le front.
- Tu crois vraiment que c'est le moment ? soupire Barde en attrapant la main blessée de Blase qui hurle de plus belle. Tiens, mets ta main dans l'eau de ce ruisseau."
Tout en disant cela, Barde enfonce la main du souffrant dans l'eau froide d'un cours d'eau coulant à travers les arbres.
"Ah !!! cri une énième fois Blase : un crustacé ressemblant à un crabe vient de lui pincer sa main meurtrie.
- Oui, non mais Blase. Il faut y mettre du tien là... dit Barde en regardant le viking courir dans tout les sens, secouant sa main pour la libérer de la créature.
- Silence !" ordonne Gunhild.
Aussitôt, tous s’exécute. Blase a trouvé la force de ne pas gémir de plus belle, se mordant les lèvres pour faire passer la douleur.
Le silence les envahit. Pas un murmure de vent, pas un chuchotement de branches, ni d'appel d'oiseaux... Le silence complet.
"On a du le semer... souffle Arnold.
- Comment se fait-il qu'il soit si agressif ? demande Gunhild.
- C'est dans sa nature. répond Arnold. Enfin... A la base, et avant de rencontrer les jumeaux, il était plus tranquille...
- Pas Blase. Le dragon.
reprend la guerrière.
- Et bien... hésite Arnold.
- Je croyais, d'après vos dires, que les dragons sauvages n'attaquaient pas les vikings sans bonne raison. déclare Gunhild.
- Oui, les dragons que l'on connait. répond Vilfrid. Mais on ne connait rien de ces dragons là. Je pense qu'ils sont, enfin qu'il est agressif parce que nous sommes sur son territoire.
- Ce n'est pas logique...
remarque Barde. Ce dragon est un Cauchemar monstrueux, en plus petit et sans le même nom. Regardez autour de vous. On est entouré d'arbres et de végétations...
- Barde a raison.
acquiesce Freyja. Si nous étions sur son territoire, comment se fait-il qu'il y est une forêt ? Je verrais plus ce genre de dragon près d'un volcan.
- Pas de conclusion hâtive. lance Vilfrid.
- On s'en fiche de savoir d'où ce dragon vient, de pourquoi il est là, de qu'est ce qu'il mange ou si il aime les grattouilles sous le menton ! s'énerve Blase. Il a failli réduire ma main en cendre.
- Il a échoué malheureusement...
murmure Gunhild.
- Il est hors de question que je reste sur une île infestée de dragons sauvages qui cherchent à nous carboniser vif ! continu Blase.
- GrandeForêt.
- Pardon ?
dit Freyja.
- GrandeForêt. répète Vilfrid. C'est le nom de l'île.
- Comment ça ?
s'étonne Arnold. Tu connais cette île.
- Pas du tout. Je lui est juste donné ce nom, à l'instant.
- Attends attends !
s'estomaque Barde. Vous êtes réellement en train de donner un nom à cette île ? Maintenant ?
- On devait pas voter pour ces genres de choses ?
demande Blase, ayant totalement oublié la douleur de son membre.
- Mais c'est pas vrai... s'irrite Freyja en se tirant les cheveux. Vous allez me rendre dingue !"
Nouveau silence.


"On devrait trouver un promontoire."
Gunhild vient de parler. Agenouillée, elle caresse entre son pouce et son index le feuillage d'un buisson.
"Quelque chose, n'importe quoi... Mais qui soit en hauteur. Nous aurions peut-être une vue plus dégagée sur les alentours.
- Nous ? Tu t'inclus dans ceux qui peuvent voir ? Aïeuh !"

Blase vient de recevoir une branche dans l'œil.
"Il faut que l'on se calme. poursuit la guerrière en se redressant. Que l'on reprenne tout à zéro. Avant de s'occuper des dragons, il faut savoir où nous avons atterrit. Voir pour un possible abri. De possible réserves de nourriture, d'eau, de bois pour un feu...
- On aura qu'à demander au dragon de revenir brûler l'autre de Blase.
propose Barde en souriant.
- Gunhild a raison. certifie Freyja. On devrait faire une reconnaissance avant d'entamer quoi que ce soit. Et trouver un endroit où se reposer."


Après plusieurs heures de marche sans avoir fait de mauvaises rencontres, Freyja et ses amis arrivent au pied de ce qui semble être une montagne. Freyja l'observe longuement.
"Arnold, tu viens avec moi. Vous autres, vous restez là."
Pas d'hésitations, de gémissements, ni de questions. Ils sont tous fatigués se dit Freyja en commençant l'ascension, suivit de près par Arnold qui vient d'ordonner à son corbeau de rester avec Vilfrid.

Après plusieurs minutes d'escalades fatigantes, les deux vikings arrivent sur un petit plateau. Freyja profite de cette trouvaille pour se reposer et souffler un peu.
"Alors ?
- Alors quoi ?
demande Freyja.
- Pour l'instant, qu'est ce que tu en penses ? De ces aventures ?
- Tu le regrettes ? C'est ça ? D'être venu avec moi ?
- Non, non... C'est juste que... Non, rien.
fini par sourire Arnold. Je viens de remarquer une chose.
- Ah oui ?
- Je suis le seul à qui tu as demander de t'accompagner à l'autre bout du monde.
- Le seul ?
- Bah... On va pas se remémorer le fait que Blase et Vilfrid nous aient demandé de venir avec nous. Et puis que Vilfrid ait ramené Barde.
- Et le fait que nous avons trouvé Gunhild ?
- Oui. Enfin, non ! C'est pas pareil... Ce n'est pas la même chose... Gunhild, on l'a... Enfin, tu le sais.
- Oui, je le sais. Et puis, je te l'ai proposé parce que j'avais envie.
- Ah...
- De partir avec toi."

Les deux vikings se regardent. Rougissant, Arnold se racle la gorge avant de déclarer :
"Par là. On devrait avoir une assez belle vue. Enfin... Si la brume se retire."
Le viking dépasse Freyja qui le regarde s'éloigner doucement. Elle soupire. Il lui fait penser à Harold. Un peu. Les cheveux peut-être. Le sourire. La fougue.
"Freyja ! Viens voir !"
La viking est tirée de ses pensées et se précipitent vers Arnold mais elle est bientôt obligée de ralentir : une lumière aveuglante la force à cacher les yeux. Par inadvertance, elle trébuche sur une pierre, ce qui lui fait perdre l'équilibre et lâcher un cri de surprise.
Mais on la rattrape juste avant qu'elle ne touche le sol. Arnold est revenu sur ces pas.
"Regarde ça !"
Freyja lui bafouille un "merci" timide avant de se redresser. Ses yeux s'habituent peu à peu à ces faisceaux lumineux... Le soleil ! Il est là ! Perçant de ces lueurs les brumes couvrant l'île. Doucement, il s'abaisse, rejoignant la mer. Dans un opéra de couleur, l'astre jette une clarté sur les étendues de la nouvelle terre recouvertes entièrement d'épineux.
Freyja reste bouche bée devant ce spectacle d'une certaine beauté.
"Ton île !"
Elle se retourne vers son ami, le regard interrogateur.
"Mon île ?
- C'est toi qui l'a découvert."

Les deux amis se sourit avant de observer de nouveau ce coucher de soleil, signant une nouvelle ère pour les dragonniers. Pour les explorateurs de Beurk.


_______________________________________________
"Je suis devenu écrivain pour vivre ce que je n'ai jamais vécu"


Dragons - Explorers of Berk
Amour de Poulet

Disponible chez ton marchand de fanfiction  drunken



On y croit :
https://www.youtube.com/channel/UCKvRrG2RpHOw-k65ktloEQQ

5 Re: Dragon - Explorers of Berk le Mar 28 Fév 2017 - 10:29

Phenix du Valhalla

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Épisode 4
Nouvel ami



"Il nous faudrait plus de défenses. déclare Gunhild en aiguisant ses lances.
- A quoi bon... soupire Vilfrid. Les armes, les armes, toujours les armes... Laissons Jörd nous protéger grâce à la nature qu'elle nous a offert.
- Je ne parlais pas d'attaque, mais de défense Vilfrid.
- Ne dit-on pas que la défense est la meilleure des attaques ?
- Une seconde !
coupe Blase. On s'en fiche de la défense ! Ils nous faut honorer les dieux en bâtissant un temple au nom de Loki !
- Euh... Non merci...
répond Gunhild.
- Quoi ? s'égosille le petit viking. Tu vas t'attirer les foudres du Dieu de la ruse ! Déjà que tu ne vois rien.
- Non, mais j’entends parfaitement bien, pour ton plus grand déplaisir.
- Je pense qu'il faudrait plutôt installer une tour, quelque part au centre de GrandeForêt.
propose Barde.
- Une tour ? Pourquoi faire ?
- Et bien, mon cher Blase, tu sauras que les dragons aiment particulièrement la musique et je pense que leur jouer quelques notes à l'aurore ne peuvent que les apaiser et les préparer à la dure journée qui les attendent.
- Depuis quand ta musique est appréciée des dragons ? Même Ragnar ne peut pas la supporter !
- Ragnar est sourd, Blase...
- Et pourtant...
- Arrêtez de vous chamailler !
intervient Freyja. A Helheim toutes ces bâtisses pour l'instant ! Ce qu'il nous faut impérativement, c'est un endroit pour y loger les dragons qu'on aura réussi à approcher et à apprivoiser.
- Sérieux ? On place les dragons avant notre confort ?
s'étonne Barde.
- Euh... Les amis... Vous êtes au courant que là, je note juste les idées... On n'est pas en train de bâtir réellement notre base future qui, je le rappelle, est plus que temporaire. souligne Arnold, crayon et feuille en mains.
- Mon cher viking. lance Blase. Le simple fait de nous représenter notre demeure, c'est déjà la construire.
- Ouais... Je pense qu'il faudrait mieux commencer par faire un escalier.
- Un escalier ?
répète la troupe.
- Oui, un escalier. Sur la falaise, qui descendrait jusqu'à la plage. Histoire que l'on n'est pas à reprendre celui taillé dans celle-ci. Je vous rappelle quand même que nos équipements sont restés dans le drakkar.
- Pas faux.
affirme Vilfrid. J'en profiterai pour chercher la copie du Manuel des Dragons que j'ai jeté par inadvertance.
- Si elle existe encore.
déclare Blase, sourire aux lèvres.
- C'est bon, d'accord. dit Freyja. Vous vous occupez de la falaise. Gunhild et moi, on va faire du repérage dans les alentours et essayer de trouver une petite clairière où l'on pourrait utiliser du bois.
- Pourquoi rechercher du bois quand on en a juste à côté ?
demande Barde en pointant la forêt.
- D'accord, on va juste faire du repérage. corrige Freyja en saisissant une lance.
- En fait, vous voulez simplement vous la couler douce pendant que les plus vikings d'entre nous travail à la conception de notre futur chez nous. conclu Blase.
- C'est temporaire, par Thor ! s'exclame Arnold en partant vers la falaise.
- Au travail !" lance Freyja en partant, suivit de près par Gunhild.


"Attendez vous deux, vous n'allez tout de même pas me dire que vous êtes rester au bord de la falaise depuis le départ des filles ? s'exclame Arnold en sortant de la forêt.
- C'est-à-dire, depuis que la brume s'est dissipée, je n'ai pas eu le loisir d'observer le paysage. se défend Vilfrid.
- Moi, j'essaye juste d'atteindre des mouettes avec des cailloux. suit Blase en tentant un énième lancer.
- On vous a demandé, Barde et moi, avant de partir couper du bois, de descendre sur la plage pour sortir nos équipements de la cale du drakkar. soupire Arnold. Alors, qu'est ce que vous attendez ?
- C'est bon, on y va !
râle Blase. Mais toi, pourquoi tu es revenu ici ?
- J'ai oublié ceci !
déclare Arnold en ramassant une hache à terre. Allez, bougez-vous !"
Et sur ce, le viking retourne à l'orée de la forêt avant d'être avalé par celle-ci.
"Bon, on descend ? demande Vilfrid.
- On va mettre beaucoup trop longtemps à emprunter les escaliers. fait remarquer Blase.
- La descente est toujours plus facile que la montée.
- Peut-être, mais j'ai une meilleure idée.
- Laquelle ?
- Celle-ci."

Et sur sa déclaration, Blase pousse Vilfrid dans le vide.
"Lokié !"
Vilfrid vient s'écraser sur le sable avant de lever le pouce en l'air.


"Je peux te poser une question ?"
Freyja s'attaque à un mur de ronce qu'elle cherche à écarter avec sa lance tandis que Gunhild, un peu à tâtons et du bout d'une de ses lances, explore le mur végétal, recherchant un passage plus propice.
"Bien sûr. répond la guerrière.
- Lorsque l'on s'est rencontrées, tu t'es plutôt bien battue...
- Plutôt bien battue ?
rigole Gunhild. On peut dire ça.
- Comment est ce que tu as fait ? Je veux dire... Je ne veux pas paraitre blessante mais... Tu es...
- Aveugle...
- Il est impossible que tu aies été entrainée par qui que ce soit. Enfin, normalement...
- Alors tu veux savoir comment j'arrive à me déplacer et à me battre ?
- Bah...
- Je ne suis pas vraiment aveugle.
- Comment ça ?
s'étonne Freyja.
- Enfin si... Je suis aveugle, du moins si c'est la représentation de ce que je me suis faite de la cécité. Cependant, je suis capable de voir certaines choses, certaines formes...
- Des formes ?
- Je pense que la cause de cette étrange vision est due au souffle de glace du dragon qui a anéanti mon clan. Quand je suis calme, je peux percevoir des formes blanches pâles, très abstraites. Ces formes coïncident avec mes mouvements alors, je me dit que je peux encore voir approximativement. Mais à partir du moment où je suis en mouvement, plus ou moins rapide comme quand je cours ou quand je me bats, ma vision se trouble et m'emporte à travers les ténèbres de Helheim. Je suis obligée de me repérer avec mes autres sens.
- Je dois dire que tu te débrouilles vraiment bien.
affirme Freyja en dégageant sa lance des ronces. Trop épais...
- J'y suis obligée, sinon, c'est un allé simple pour le Valhalla."
s'attriste la guerrière en grattant le sol avec la pointe de ses lances.
Freyja stoppe ses recherches et s'approche de la guerrière mélancolique. La sentant envahie par la tristesse, Freyja se racle la gorge et lui pose une main sur l'épaule.
"Je... Je suis contente de t'avoir ici, avec nous.
- C'est gentil. Vous êtes tous gentils, même Blase qui n'est pas un tendre pourtant. Pourquoi tant de générosité ? Je vous ai attaqué, j'ai réduit vos réserves de vivres et, avec tout ses dragons, je ne ferais que vous ralentir.
- Tu es beaucoup trop dure avec toi même. Je suis sûre qu'un jour, ton handicap fera ta force !
- Freyja...
- Si, si ! Je t'assure. Et peut-être même que...
- Baisse toi !"

Gunhild force Freyja à se plaquer contre le sol, la sauvant d'un jet de flamme pulvérisant la muraille de ronces. Sous le choc, Freyja reste un instant au sol, la main crispée sur sa lance. Gunhild se redresse, sens en alerte.
"Un dragon !"
Freyja trouve la force de se redresser à son tour. A travers le trou encore fumant, rongeant les végétaux, elle aperçoit le dragon de la dernière fois, ailes déployées et couvertes de cicatrices, gueule grande ouverte, prêt à récidiver.
"Pourquoi il nous aime pas celui là ?" se peine Freyja, lance en avant, imitée par Gunhild.


"Trop haut...
- Et lui ?
- Trop épais. Ça nous prendrait des semaines...
- Alors lui ?
- Je ne pense pas que ce soit un bon bois...
- C'est du sapin ?!
- Du pin.
- Non, de l'épicéa !
- Barde...
- D'accord. Lui dans ce cas !
- Il fait la taille de ma...
- Mais décide toi, mon Thor ! On ne va passer notre vie dans cette forêt à rechercher l'arbre idéal pour bâtir un simple escalier, si ce n'est une simple échelle, pour nous permettre la conjonction entre le plateau et la plage !
- Je sais, je sais, c'est juste qu'il ne faut pas choisir à la légère...
- Qu'elle importance ? C'est toi qui disait que notre base serait temporaire !
- Une base ? Qui a parlé d'une base ? Un campement, rien de plus.
- Mais là encore, qu'elle différence ? Base, campement ! A part la taille, qu'est ce qui les différencient ?
- Tu as raison Barde. Je me laisse emporter par des explicables beaucoup trop floues. Viens, on prend celui-ci !
- Ah non !
- Quoi ?
- Pas celui-ci...
- Pourquoi ?
- C'est un Irminsul.
- Un frêne.
corrige Arnold, agitant sa hache avec impatience.
- C'est la même chose. Je n'y touche pas. On n'y touche pas.
- Barde... C'est avec ces arbres que l'on fait des Irmins ! En hommage aux Dieux !
- C'est aussi les héritiers de l'arbre-monde !
- Mais par Odin, c'est une blague ?!
- Tout les arbres que tu veux, mais celui là. Pas de frêne. Puis, en plus, qu'est ce que tu veux qu'on fasse d'un arbre aussi chétif ?"

Exaspéré, Arnold jette sa hache au sol et s'éloigne du guérisseur qui le regarde sans broncher. Après quelques minutes, Barde se décide enfin à l'appeler :
"Arnold ? Arnold ? Non, mais je ne voulais pas qu'on se fâche pour ça... Arnold ? Arnold, reviens ! J'ai peur tout seul !"


Non loin de là, deux vikings se glissent à travers les buissons et les arbres, l'une aidant l'autre à se diriger tandis qu'un dragon cracheur de feu les poursuivent en crachant des jets de flammes un peu partout.
"Par là !"
Freyja montre à Gunhild ce qui semble être un raccourci pour se rendre aux plages.
"Ma foi, je te fais confiance..." répond la guerrière, toujours tirée par son amie.
Une autre colonne de flamme vient frapper une rangée d'arbres, embrassant instantanément leurs feuilles basses. Le dragon se rapproche ; malgré les branches des arbres qui l'empêche d'utiliser ses ailes, le dragon de feu ne semble pas mauvais à la course à pattes.
Les deux vikings descendent un petit dénivelé, toujours suivit par le dragon qui heurte tout les arbres qui se trouve sur son passage, les incendiant très légèrement.
"Tu as dit que ce dragon ressemblait à un Cauchemar monstrueux ? demande Gunhild.
- Oui, mais il n'y a ressemblance que le faite de s'enflammer !
- Qu'est ce qu'il faut faire pour calmer un cousin éloigné de Cauchemar monstrueux ?
- Je n'ai jamais posé la question à qui que ce soit. Je n'ai jamais écouté les cours de Gueulfor... Attention !"

Un autre jet de flamme, qui vient cette fois exploser contre des roches dont la mousse se met à brûler.
La course folle continue, à travers la végétation dense de GrandeForêt.
Soudain, Freyja s'arrête. Gunhild, dans sa lancée, continue de courir et fini par tomber. Elle lâche un cri de surprise avant de se rendre compte que Freyja la tient toujours, l'empêchant de s'écraser au fond du gouffre.
"M... Merci... souffle Gunhild.
- Ne me remercie pas trop tôt... On a un dragon à nos trousses..." peste Freyja en essayant de remonter son amie.
Un bruit de feuillage éclate derrière elles : le dragon arrive à grande allure sur Freyja qui tente le tout pour le tout.
"Stop !" hurle-t-elle en direction du dragon.
Pour toute réponse, le reptile la heurte de plein fouet, la basculant Gunhild et elle dans la gorge.
"J'aurai essayé !!!"
Ayant remarqué trop tard la chute, le dragon n'a pas le temps d'ouvrir ses ailes qu'il tombe, avec les vikings, dans l'eau d'une rivière coulant paisiblement au pied des gorges.
Fort heureusement, l'eau a creusé la roche sur une large profondeur, permettant aux vikings de ne pas s'écraser sur le fond aquatique. Aussitôt remise de la chute, Gunhild attrape à son tour le bras de Freyja, sonnée, et la porte à la surface.
Elles inspirent profondément, têtes hors de l'eau, avant de rejoindre rapidement le bord de la rivière.
Trempées jusqu'aux os, les deux jeunes filles se laissent tomber sur les pierres plates, chauffées par le soleil.
"Je me disais aussi... marmonne Freyja. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas lavée..."
Gunhild la rejoint dans son ironie avant de se taire.
Des plaintes... Toutes proches.
Les deux vikings se redressent pour voir, à quelques mètres de là, le dragon se battre tant bien que mal contre les eaux. Les griffes des deux pattes avant fixées dans la roche, le dragon tente désespérément de rejoindre la terre ferme, sans succès.
Ses gémissements confirment la pensée de Gunhild.
"Il a du se blesser lors de la chute..."
Freyja reste immobile, silencieuse. A observer la détresse de celui qui les avait attaqué.
Elle passe sa main dans ses cheveux trempées et fait signe à Gunhild de la suivre. La guerrière obéit d'un hochement de tête.
Elles s'approchent lentement du dragon, continuant de se démener pour rejoindre l'air libre. A l'arrivée des deux vikings, le dragon grogne.
Freyja s'arrête, imitée par Gunhild.
Le dragon poursuit ses menaces avant de glisser, ce qui lui fait lâcher un autre gémissement.
Ayant retrouvé in-extrémiste ses appuis, le dragon se retourne vers les vikings, toujours immobiles, avant de les supplier du regard.
"On ne peut pas le laisser là... déclare Freyja en s'approchant doucement du dragon, main en avant, à la manière d'Harold.
- Fait attention." lance Gunhild, sur ses gardes.
Avec précaution, Freyja s'avance à faible allure, sa main se rapprochant petit à petit du crâne de l'animal qui continu de gémir.
Elle n'est plus qu'à quelques centimètres. Elle s'agenouille et mime une caresse.
Le dragon observe sa main, puis le visage de la jeune fille, le regard toujours suppliant. Des ses yeux charbon, Freyja croire d'abord voir couler de l'eau, l'eau de la rivière. Mais se rend compte qu'il s'agit...
"Tu pleures ?"
Le dragon semble confirmer cette exclamation par une longue plainte.
Freyja, voyant son reflet dans les yeux du dragon, est déconcertée. Fermant les siens, elle pose délicatement la paume de son main sur la corne nasale du dragon qui ronfle.
"Gunhild ! Viens m'aider !"


"Je ne te comprend pas Arnold... Tu nous as demandé, Blase et moi, de sortir toutes nos affaires du drakkar.
- On est d'accord pour l'instant.
déclare Arnold, bras croisés, le regard noir.
- Donc, on a tous sorti.
- Oui...
- Et puis Blase m'a dit que, comme vous mettiez du temps à revenir, on pourrait commencer la construction de l'escalier. Tu sais, qui relierait la plage à la forêt.
- Oui...
- Alors, avec du bois, on l'a construit.
- Mmh...
- Et puis, vous êtes arrivé. Sans bois d'ailleurs. Et Blase a lancé un "Lokié" comme à son habitude.
- Et tu n'as toujours pas compris pourquoi ?
demande Arnold, la voix grinçante.
- J'ai bien ma petite idée, mais je doute que ce soit de ça dont tu fasses allusion...
- Le principe était louable... Regardons les points positifs : ça nous a fait gagner du temps alors que Barde et moi nous disputions sur l'espèce d'arbre a couper... De plus, quand on y pense, ce n'est pas un si mauvais travail que ça venant de Blase, et de toi...
- En même temps, la construction en bois, ça me connaît vu le temps que je passe seul dans la forêt...
-D'accord, d'accord... Cependant, il y a un petit problème...
- Oh ?
- Pourquoi avoir utilisé le bois du drakkar pour construire le dit escalier ?!
hurle Arnold en pointant la carcasse du navire, en grande partie démembré.
- Bah... Comme l'a fait judicieusement remarqué Blase, c'était la seule concentration de bois dans les environs...
- Et maintenant ? Si il nous vient à l'idée de repartir sur Beurk ? Comment fait-on ?
- On prend le drakkar et..."

Vilfrid reste un moment, les yeux tournés sur leur embarcation.
"Ah...
- Bah oui ! C'est sûr que maintenant, ça va moins bien flotter ! Mais qu'est ce qu'on va devenir ?
- Routiers...
- Têtes de yack que vous êtes...
soupire Arnold. Bon, Barde ! Ça donne quoi ?
- Vraiment du mal à croire ce que je vais dire, mais ils ont fait du bon boulot, et en peu de temps.
déclare Barde, sautillant sur les palissades formant les différents étages de l'escalier. C'est du solide !
- Je pensais faire plus d'impressions que ça... s'étonne Blase. Du style : "On va vous jeter du haut de la falaise jusqu'à ce que vous ressembliez à du knäckebröd !". Mais non en faite...
- Du coup ? Qu'est ce qu'on fait ?
demande Barde.
- Blase, Vilfrid ! Avec moi ! On va transporter nos affaires sur le plateau et tester par la même occasion l'efficacité de votre œuvre."
Sans broncher, les deux vikings rejoignent Arnold et se mettent à remplir leurs bras de toute sorte de chose : vivres, instruments de navigation, armes, tissus, bois, ...
Il ne fallut que quelques minutes pour déplacer la totalité des équipements.
"Conclusion : ça, c'est fait !" souri Barde.
Arnold n'a pas le temps de répliquer qu'un bruit de feuilles venant de GrandeForêt fait retourner et sursauter toute la compagnie.
Freyja et Gunhild viennent de sortir de l'orée du bois, mais pas seules...
"Alors, je ne veux pas vous affoler, mais il y a un dragon juste derrière vous. annonce Vilfrid en pointant la créature de nouveau tout feu tout flamme.
- Bravo ! lance Gunhild. Tu l'as vu toi aussi.
- Mais... Comment... Comment ça se fait ?
demande Arnold, sur ses gardes.
- Disons qu'on a croisé notre ami dans les bois et qu'il nous a offert une belle séance de sport." rigole Freyja.
A peine a-t-elle terminée sa phrase que le dragon s'approche de la falaise, observant avec attention le paysage avant de rugir de joie et faire les cents pas au bord du vide.
"Mais ? C'est une atèle ? remarque Barde en découvrant le dispositif plaqué contre l'une des pattes arrières du dragon. Qu'est ce qui s'est passé ?
- On a fait une petite chute
. explique Gunhild. On s'en est sorti indemne mais le dragon a eu moins de chance. On l'a aidé à sortir de l'eau et on l'a soigné.
- Et il ne vous a pas attaqué ?
s'étonne Blase. Enfin, je veux dire... Il m'a quand même brûlé la main !
- Il était stressé. répond Freyja.
- Stressé ? répète le petit viking, interloqué.
- On avait raison. poursuit la viking. Ce dragon n'est pas dans son milieu naturel. Il a du atterrir ici avant que la brume ne s'installe et lui fasse perdre le sens de l'orientation. Il a du chercher à s'envoler, mais dans la forêt, il a rencontré tellement de fois les branchages des arbres, qu'il a vite arrêté ses essais. Il cherchait juste à rentrer chez lui.
- Alors pourquoi il est encore là ? La brume est partie ! Il devrait lui aussi être parti !
lance Blase, assez doucement pour que le dragon ne l'entend pas.
- Tant qu'il sera blessé, je ne pense pas qu'il prendra le risque de voler. Il va rester quelques jours avec nous." annonce Freyja.
Tous se tourne vers le dragon qui s'amuse à onduler de joie devant le soleil couchant. Ses flammes dorsales se fondant avec celles du ciel, embrasé par les rayons de l'astre qui poursuit sa lente descente vers l'horizon.
"Notre premier nouveau dragon !"


_______________________________________________
"Je suis devenu écrivain pour vivre ce que je n'ai jamais vécu"


Dragons - Explorers of Berk
Amour de Poulet

Disponible chez ton marchand de fanfiction  drunken



On y croit :
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6 Re: Dragon - Explorers of Berk le Mar 7 Mar 2017 - 18:40

Phenix du Valhalla

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Épisode 5
Les prisonniers


    Deuxième jour sur l'île, et le plus beau lever de soleil pour l'instant. Les soldats boisés de GrandeForêt sont réveillés par le même spectacle qui les a bercé tard la veille. Sol vient prendre la place de Mani en cette nouvelle journée qui s'annonce radieuse.
Les petites créatures forestières, normalement habituées à la grasse matinée, sont sorties de leur sommeil par un concert de frappes. Au bord des falaises de l'île, torses nus, haches en mains, Arnold et Blase taille un imposant tronc.
Depuis la bêtise de Vilfrid et du viking lokiesque, Arnold s'est mis en tête de remettre leur pauvre drakkar à flot. Pour l'instant, à part bronzer sur les plages, entrailles à l'air, l'embarcation n'est d'aucune utilité.
Plus tôt, avant que les deux apprentis bûcherons commencent leur labeur, Barde s'était mis à la recherche de plantes médicinales ; juste au cas où.
Plus loin, assis sur le promontoire de la montagne centrale, le reste du groupe observe les alentours. L'île, et le beau temps, offre une grande partie de sa superficie aux carnets de Blase, gribouillé proprement par Vilfrid, agenouillé, langue coincée entre ses lèvres, cherchant à s'appliquer du mieux qu'il le peut pour représenter fidèlement GrandeForêt.
Une mise en carte de l'île a été demandé par Freyja.
Accompagnée de Gunhild, et ayant été accompagné par Vilfrid, elle observe méticuleusement les sommets enneigés de la montagne, à la recherche de quelque chose.
Du moins, c'est ce que pense Gunhild qui ressent l'insistance de son amie à épier les hauteurs.
"Alors ? L'abominable viking des neiges ? Tu l'as trouvé ?
- Ça ne saurait tarder...
- Une bonne heure que l'on est là, et j'ai l'impression que tu n'as pas quitter cette montagne des yeux...
- Bonne impression, Gunhild. Ton aura est fort développé !
- Qu'est ce que tu recherches ?
- Rien de particulier..."

Freyja s'approche un peu plus des versants du promontoire. Gunhild la suit prudemment. La curieuse entame une série de positions destinée à lui donner un meilleur point de vue du pic glacé.
"Cette montagne... commence Freyja en se relevant. Elle n'est pas normale...
- Elle est trop penchée à ton goût ?
- Je ne sais pas... Il y a quelque chose qui cloche...
- Quoi donc ?
- Sa forme... est bizarre.
- Bizarre ? Bizarre comment ?
- Vraiment trop bizarre...
- Tu deviens paranoïaque ma parole !
s'exclame Gunhild.
- Peut-être...
- J'ai fini !
lance Vilfrid en s'approchant des deux amies. GrandeForêt a la taille de Beurk, approximativement.
- Bon... L'exploration ne devrait pas être compliqué.
assure Gunhild, jouant avec sa double lance. Du moins si je me représente bien la descriptions que vous m'avez faite de votre île.
- Pour ce qui est de la carte... Je ne suis pas trop mécontent de moi, mais Blase dessine mieux que moi... Pourquoi l'avoir laissé avec Arnold ?
demande Vilfrid en fermant délicatement le petit carnet cartographique avant de le ranger.
- Parce qu'il est hors de question d'être "Lokié" aujourd'hui. répond Gunhild en frappant le sol de son arme. Attends ! Blase dessine mieux que toi ?
- Ce n'est pas compliqué. Je suis plus écriture. Le dessin, je trouve ça barbant. Trop long, trop long et trop long. Il faut être trop patient pour dessiner.
- Pourtant, patient, c'est ce qui te défini le mieux Vilfrid.
déclare Freyja.
- Pas pour cette activité...
- Bon, maintenant que l'on a fini les croquis de l'île, que fait-on ?
questionne Gunhild.
- On pourrait commencer l'exploration. propose Vilfrid.
- Allez-y. Je pense que je vais m'offrir une petite séance d'escalade. déclare Freyja.
- Quoi ? demande Gunhild.
- Escalader ? Quoi, la montagne ? poursuit Vilfrid.
- Oui.
- Toute seule ?
continu Vilfrid.
- Pourquoi pas.
- C'est limite vexant, ça.
sourit Gunhild. Pourquoi ne pas accepter notre compagnie ?
- Je ne vais pas vous forcer. Si vous avez un trou dans votre emploi du temps sûrement surchargé, j'accepte votre présence avec joie.
répond Freyja en commençant l'ascension.
- Mais... Y'a un projet particulier pour cette envie d'escalade ? questionne Vilfrid, en suivant le mouvement.
- J'aimerai prendre de la hauteur. Mais surtout, j'aimerai examiner ce sommet d'un peu plus près. J'ai l'impression que la neige nous cache quelque chose." explique Freyja.
Haussant les épaules, Vilfrid entame le pas de Gunhild, collée à Freyja.


    "On peut faire une pause ?"
Blase, sa hache coincé dans le tronc d'un arbre abattu, transpirant à grosses gouttes, s’assoit avec difficulté contre une souche.
Arnold, observé par son corbeau, intrigué par les efforts de son maitre, se redresse en s'épongeant le front.
Au bord de la falaise, seulement quatre troncs sont prêts à être descendu sur la plage afin de reconstruire le drakkar que Blase et Vilfrid avaient démembrés pour bâtir les palissades coincées contre la falaise ; permettant la jonction entre la forêt et les plages, du moins jusqu'à la découverte d'un passage plus simple.
"Tu as raison... souffle Arnold. Malgré notre faible avancée... On peut s'accorder une petite pause... Le soleil est cuisant aujourd'hui...
- Tu ne veux que l'on aille faire un tour sur la plage ?
- Comment ça ?
demande Arnold, intrigué. On peut rester ici et profiter de l'ombre des conifères.
- Sur la plage, en plus d'avoir les apports frais de la mer, on aura les vents marins qui viendront se briser sur les roches de la falaise. Ça nous rafraichira.
- D'accord... Allons-y."

Les deux amis descendent alors vers la plage, empruntant leur palissade.
Puis, ils logent la mer, Arnold jetant quelques regards plaintifs en direction du drakkar, allongé sur le sable. Blase, quant à lui, s'amuse à trottiner sur les bords de la mer, riant à gorge déployée, se qui amuse Arnold qui s'empresse de le rejoindre.
Un peu de détente par Nanna !
Et tandis que les deux vikings slaloment sur les vaguelettes, Plume, depuis les cieux, recherchent un individu. Une créature. Comme lui, en plus gros, en moins plumeux, en plus carnivore, en moins discret...
Là !
Le corbeau ralenti dans son vol et entame une descente rapide.
Il atterrit en douceur sur un rocher baignant dans le sable, à l'ombre d'une crête rocheuse. Juste à ces côtes, profitant également de la pénombre, le dragon de feu dort paisiblement, roulé en boule.
Plume croasse en voyant arriver à grande allure les deux vikings qui s'arrêtent en face du dragon, reprenant leur souffle.
"Tiens... Il est là lui ? s'étonne Blase.
- Bah... Il se repose. Il est toujours blessé.
- Oh ! Un seau...
remarque Blase en ramassant le récipient, ballonné par les vagues.
- Il faudrait d'ailleurs penser à l'étudier. déclare Arnold sans se préoccuper de la trouvaille du petit viking. Ça m'étonne que Freyja ne l'ait pas déjà fait... N'y pense même pas !"
Sur ces mots, Arnold bloque le passage à Blase qui, ayant rempli son nouveau jouet, s'apprêtait à "Lokier" l'endormi.
"J'aurai essayé... soupire le petit viking en jetant son seau dans la mer.
- Allez ! On retourne à notre œuvre !"


    "Freyja !" cri Vilfrid, à moitié à ramper dans la neige.
L'ascension commence à devenir de plus en plus ardue... Pourtant, les conditions d'escalades sont plus qu'agréables : pas de déchainements de vents violents et/ou glaciaux ; une petite brise, rien de plus ; de tempêtes de neige, d'avalanches (sauf si Vilfrid continu de hurler à tout bout de champs) et pas d'apparition d'abominables vikings des neiges.
La pente est juste devenue plus abrupte, forçant le groupe à s'allonger sur la poudreuse pour avancer. A chaque mouvement, les vents légers soulèvent quelques milliers de flocons qui s'envolent rejoindre les frontières du Valhalla, parmi les blancs nuages.
"Qu'y a-t-il ? répond Freyja, en évitant de jeter un regard vers Vilfrid, de peur de contracter un vertige.
- Je ne pensais pas que l'ascension serait aussi... compliquée. Ne serait-il pas envisageable de penser à rester en vie ?
- Et pourquoi ont seraient rappelés aux Dieux ?
demande Gunhild.
- Oh... Je ne sais pas... Un accident est si vite arrivé... Loki qui déclenche une avalanche, ou Bertha pourrait dans un élan de folie nous geler sur place...
- Mais pourquoi voudraient-ils ça, Vilfrid ?
interroge Gunhild, avant de sentir quelqu'un l'attraper par le col de sa tunique et la lever.
- On est arrivé !" annonce Freyja.
Gunhild est soulevée puis posée sur une corniche, faisant chuter plusieurs grammes de neige dans le vide. Puis, c'est au tour de Vilfrid d'être aidé.
"Quelle force ! s'étonne Gunhild. Impressionnant...
- On est des vikings. Ça a toujours été un de nos critères.
sourit Freyja en se rappelant qu'Harold n'avait pas toujours été ainsi.
- Quelle vue aussi..."
Vilfrid a raison. La cime de la montagne a transporté le groupe de viking dans un autre monde, où la fraiche des cieux se mélange à la chaleureuse chaleur de Sol. Freyja se redresse, imité par ses compagnons. Doucement, elle ferme les yeux, écarte les bras et inspire profondément. Elle rouvre les yeux en éclatant de joie, qu'elle traduit par un rire fier.
C'est si bon se dit-elle tandis que le souffle ascendant vient caresser ses cheveux.
Le dixième monde ! Un paradis surpassant les offres d'Asgard même !
Depuis ce promontoire naturel, toute l'île, sans exception, fait face aux vikings.
Vilfrid avait vu juste, elle n'a pas l'air plus imposante que Beurk.
"Et maintenant ? interrompt Gunhild. Désolée de rompre un moment de délice et d'extase, mais que fait-on à présent ? Je suppose que tu ne souhaitais pas seulement nous offrir cette vue imprenable sur GrandeForêt.
- Non, en effet..."
dit Freyja en se retournant.
Elle commence à observer, accroupie, les petits tas de neige, sous les regards perplexes de ses amis.
Puis, elle lance :
"Là !"
Vilfrid et Gunhild la rejoigne. Freyja déneige prestement une stèle de pierre, étrangement semblable à...
"On dirait celle de la plage ! réplique Vilfrid.
- Une stèle ? s'étonne Gunhild. Ici, au sommet de ce pic ? C'est ça que tu as aperçu depuis le promontoire ?
- Pas vraiment... C'est plutôt une forme...
répond Freyja.
- Une forme, tu dis... murmure Vilfrid en caressant la plaque où y est inscrit le même dialecte que sur sa jumelle et que Vilfrid semble pouvoir déchiffrer, avec peine malheureusement.
- Qu'est ce qu'il y a ? demande Freyja.
- C'est bizarre... avoue Vilfrid. Quels étaient les mots de l'autre stèle ?
- Malédiction, dragon, Loki, fragments de pierres.
se souvient Gunhild. Pourquoi ?
- J'ai l'impression que nous avons à faire ici au texte manquant... Celui de la plage, ce n'est pas parce que le texte était illisible.
expose Vilfrid. Mais parce qu'il n'était pas complet...
- Et donc ? Les inscriptions ?
s'empresse de demander Freyja.
- Attendez ! lance Vilfrid. Ne me brusquez pas dans ma quête de spiritualité profonde !
- Pardon.
excuse Gunhild. Prend ton temps.
- En dépêchant un peu, tout de même.
poursuit Freyja. Il commence à faire froid...
- Malédiction, dragon, Loki, fragments de pierres.
récite en chuchotant et en boucle Vilfrid. Hydromel, skreid, et petites noisettes...
- Attends... Pourquoi tu chantes des aliments ?
demande Freyja.
- Ça m'aide à la concentration... répond l'interrogé. Lait de yack, alcool et sveitardrykkja...
- Sveitardrykkja ? Ce n'est pas un aliment...
réplique doucement Gunhild.
- Mais silence ! cri Vilfrid. Vous ne voyez pas que je me noie dans l'incompréhension totale de ses inscriptions ? Non mais halloo quoi ! Attendez... Ça y est !
- Conclusion ?
questionne Freyja.
- Enchainer, réveiller, déjouer et ramener... déchiffre Vilfrid. Ce sont des verbes...
- Viking obvious...
soupire Freyja. Mais le rapport avec l'autre texte ?
- Je suppose... Enchainé à la malédiction... Réveil du dragon... Déjouer Loki... Ramener les fragments de pierre...

- Qu'est ce que ça veut dire ? demande Gunhild.
- Ça ressemble à une prophétie... marmonne Vilfrid. Les prophéties... Je n'aime pas les prophéties ! C'est chiant ! C'est casse noix ! Incompréhensible ! Une perte de temps ! Et en plus, c'est en relation avec les Nornes... J'aime pas les Nornes...
- Quoi ? Ce sont les Nornes qui ont fait ça selon toi ?
s'étonne Gunhild.
- Qui sait... tempeste Vilfrid. Bon... La suite ?
- Les fragments de pierre...
répète Freyja. Comme celle-là ?"
Et tout en disant cela, Freyja sort de sous la neige un morceau de roche.
"Par Odin ! s'étouffe Vilfrid. Qu'est ce que c'est ?
- On dirait...
commence Gunhild.
- Un gros caillou ! fini Vilfrid. Regardez ! Il y a des inscriptions dessus ! Encore des inscriptions...
- Oui.
confirme Freyja. Mais là... Elles semblent coupées... C'est sûrement un des fragments dont parle la stèle...
- Euh... Cela me paraît un peu gros quand même..."

Gunhild se tait. Les deux autres vikings tentent l'oreille. Ils n'ont pas rêvés... La montagne tremble !
Les secousses se font de plus en plus violentes, provoquant une petite avalanche qui dégage toute la neige du sommet.
Les vikings se resserrent au centre du pic, observant la neige être évacuée.
Le sol commence doucement à apparaitre.
"Ce sol n'est pas normal..." s'exclame Gunhild, la voix tremblante à cause des secousses interminables.
Soudain, un énorme choc fait perdre l'équilibre à Vilfrid qui, par réflexe, attrape les jambes de Freyja et Gunhild. En manque d'équilibre, les deux femmes vikings tombent à la renverse, rejoignant le cortège de neige qui dévale de la montagne.
Lors de sa chute, Freyja croit apercevoir un immense œil taillé dans la roche. Mais elle n'a pas le temps d'en voir plus, l'avalanche fait prendre aux vikings une vitesse de chute plus importante. Dans un concert de cri, ils sont emportés jusqu'au promontoire où Vilfrid s'était tenu par faire le croquis du paysage.
"On a beaucoup trop de vitesse ! cri Vilfrid en crachant de petites boules de neige qu'il a avalé par inadvertance lors de la chute.
- Oh non..." s'apitoie Freyja, devinant la suite des événements.
Elle a vu juste.
L'avalanche amène les vikings au rebord du promontoire et les font plonger dans le vide, au dessus des armées de conifères de GrandeForêt.


    "Oh mon Thor !!!"
A travers les buissons de GrandeForêt, une ombre se jette à plat ventre dans un bouquet d'herbacée avant d'en sortir, hurlant à la mort et se grattant partout.
Elle s'applique prestement d'un cataplasme sur toutes les parties de son corps non protégés par sa longue tunique de guérisseur.
Celui-ci laisse échapper un soupire de soulagement avant de revenir côtoyer sa trouvaille, empli d'émerveillement.
"Urtica dioica ! Enfin, si j'en crois ce manuscrit d'herbologie que mes aïeux ont rapportés d'une expédition en Yr Hen Ogledd. Bon... Ça commence à dater, mais qu'est ce que c'est bon d'étudier ces ouvrages de connaissances ! Oh ! Et ça ? Qu'est ce que c'est ? Feuilletons... Bellis perennis ? Étrange... Cela devrait se trouver en plaines... Goutons cela ! Mouais... Pas fameux... Oh Eir !!! Toutes ses plantes trouvées dans GrandeForêt ! Les copains vont être contents !"
Et alors que Barde se relève, il tombe nez-à-nez avec...
"Athelas... Et non, non... Pas Athelas... En plus, ça n'existe pas... Euh... Arnica montana ! C'est la première fois que j'en vois ! Eir, tu me gâtes..."
Barde se tait. Un tremblement de terre se fait sentir. Inquiet, il regarde autour de lui. Rien, rien de rien. Si ce n'est le sautillement de terre et de petits cailloux provoqués par...
Un craquement de branches ! Ou de troncs ! Ça se rapproche !
Barde tourne la tête et aperçoit, face à lui, un geyser de neige briser les arbres. Paralysé, à la fois par la peur, la fascination et l'incompréhension, il serre son manuel d'herbologie contre sa poitrine avant d'être happé par les neiges, poursuivant sa course folle.


    "Tu as entendu ?"
Arnold vient de stopper son avancée. Blase, les pieds dans l'eau, s'arrête et tend l'oreille. Les deux vikings ne sont plus qu'à quelques mètres de leur défunte embarcation.
Plume, qui avait rejoint l'épaule de son maître, s'envole brusquement vers les cieux.
"Plume ? appelle Arnold, sans comprendre.
- Arnold..." appelle Blase, inquiet.
Arnold porte sans attention sur le viking bouffi, pointant du doigt la falaise. Arnold se retourne pour voir déferler sur eux une cascade de neige.
"Mais pourquoi..."


    Un grand vacarme réveille le dragon rouge flamme en sursaut. Les sens en alerte, il quitte son abri pour rechercher la cause de ce bruit.
Il arrive alors devant un monticule de neige, fondant rapidement sous le soleil et la chaleur du sable. Le dragon aide à l'évaporation en soufflant dessus. Dans un geyser de vapeur, la neige laisse alors apparaitre le groupe de viking, exténué.
"Wouh ! Qui pour une autre descente ?!" s'exclame Vilfrid en sortant de dessous la neige, bras en l'air.
Remarquant les regards noirs lui étant destinés, Vilfrid s'assoit, penaud, dans le tas baissant de flocons.
Arnold se débarrasse à son tour de la froid matière et poussant des cris d'incompréhension :
"Mais ! Mais ! Quoi ?! Pourquoi il y a de la neige sur une plage ? Loki nous a frappé ?
- Loki ? Où ça ? Où ça ?
s'exclame Blase en cherchant tout autour de lui l'apparition de son dieu favori.
- Euh... C'est un peu compliqué à expliquer... hésite Freyja, la neige jusqu'à la taille.
- Qu'est ce qui s'est passé ? s'affole Barde en secouant son manuel de botanique. J'étais en train de goûter une espèce de  Bellis perennis et les nuages me sont tombés sur la tête !
- Ce n'étaient pas des nuages Barde, mais...
-  Bellis perennis ?
répète Vilfrid, coupant Gunhild dans sa phrase. Tu les manges ? Mais tu es malade ? La Polypodium virginianum est bien meilleure !
- Mais taisez vous !
ordonne Freyja. J'essaye d'expliquer la cause des derniers événements à Arnold !"
Un silence, pesant, brusque et gênant suit immédiatement les déclarations de Freyja qui, surprise de s'être emportée de la sorte, se racle la gorge.
Arnold, les yeux baissés, se frotte nerveusement la nuque.
"Bon… Je disais… On est allé, Vilfrid, Gunhild et moi, sur le promontoire de la montagne pour dessiner GrandeForêt…
- Quoi ? Mais je suis meilleur dessinateur que vous tous ! Pourquoi je ne suis pas…"

Blase s'interrompt, son regard croisant celui, sombre, de Freyja.
"De toute façon, j'aime pas les expéditions… murmure Blase.
- Donc, on est allé là-bas et j'ai décidé de monter un peu plus haut sur la montagne car j'ai cru voir quelque chose d'étrange…
- Comme ceci ?"
coupe à nouveau Vilfrid, tourné vers la montagne.
Les vikings se retournent et aperçoivent, ébahis, ce que la neige et la glace recouvraient : une immense statue de dragon, apparemment taillée dans la roche même, assis sur un socle de minerais. Il a la taille de la Mort Rouge ; dragon qu'avaient affronté Harold et Krokmou lors de leur première escarmouche ; avec une silhouette beaucoup plus fine, élégante.
"Alors ça... Je ne mis attendais pas... souffle Freyja.
- Et ça ? Tu t'y attendais ?" demande de nouveau Vilfrid, pointant cette fois la mer.
Bouches bées, les vikings observent à l'horizon les eaux de la mer s’élever dans les airs, comme si Njord ordonnait aux flots de bâtir un mur.
"Mais... Ça ne s'arrête pas !" s'exclame Blase en montrant les extrémités de l'île.
Il a raison : la muraille liquide semble entourer GrandeForêt.
Aux côtés des vikings, le dragon commence à émettre des gémissements rauques. Doucement au dessus d'eux, le ciel s'assombrit et sur le plage s'écrase de grosses gouttes de pluie, forçant le dragon de feu à fuir vers son abri.
Ne comprend rien à ce qu'il se passe, Freyja s'avance vers le bord de la mer, les yeux rivés sur cette vague immense se dressant au garde à vous.
"Quelque chose me dit qu'on a un problème..."


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