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Arnskar

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Je remercie Manu Nightfurry qui fut le premier à l'avoir lut et qui eu la gentillesse de m'avoir corrigé quelques trucs, merci l'ami !

Prologue

<Vous voyez cette montagne surplombée par un village avec de vieilles maisons ? Ouais, c'est vrai, il est plutôt balaise. A quinze minutes au nord de Dessous d'bras qui démange, Beurk est le plus magnifique et le plus majestueux symbole de la paix. Mais pas n'importe quelle paix, non non … D'une paix entre vikings et dragons. D'une paix magique. Mais ça ne veut pas dire que les p'tites natures ont leurs places ici ! On est des vikings, ça reste un métier à risque comme le dirait mon père !

A Beurk ça pêche, ça chasse et ça pratique des activités que d'autres îles ne pratiquent pas, et qui ne savent pas qu'on pratique ce genre de trucs. Étonnant d'ailleurs … En tout cas, ici, on adore les courses de dragons. Ouais, depuis que ça existe depuis quoi … Vingt ans ? Oui, vingt années facile.>


Notre jeune compteur tête en l'air fut coupé net dans sa phrase, perturbé par le passage brusque d'un énorme Cauchemars Monstrueux violet, ce dernier tenant fermement un mouton noir apeuré qui ne pouvait s'empêcher de bêler. Il ne fut pas le seul à passer à toute vitesse, puisqu'il était suivi par deux Gronks et un Braguettaure, tout ce petit monde se disputaient la victoire d'une course. Se souvenant de ses engagements, notre jeune viking descendis de ses nuages et  reprit part à la course. Il sauta sur son Vipère et se jeta à la poursuite du cauchemar monstrueux.
 
<Aller mon pote, plus vite, plus vite, plus vite !>

Le buste allongé sur son dragon et le regard compétitif brisant le cauchemar monstrueux, le dragon du jeune homme augmentât sa vitesse pour filer entre ses concurrents. La bête, en finissant sa course, partit en vrille. Il arrivât sous le cauchemar monstrueux, à l'envers. D'une technique fourbe et recherchée, le dragon du jeune homme agrippât le mouton de jeu d'une poigne ferme, l'arracha aux griffes du Cauchemars, non sans laisser quelques bouts de la fourrure noire, puis fonça vers le bas, slalomant entre les piliers des ponts et des estrades, finissant son arrivée aux paniers des joueurs pour y jeter le mouton noir dans celui marqué de son nom.

Tout le monde s'était levé pour applaudir cette superbe manœuvre. Le cavalier, heureux et à humeur joviale, tourna la tête vers le poste central des estrades, n'y voyant personne, ce qui fit disparaître sa bonne humeur. Puis quelques secondes après, il oublia ce mauvais moment sentimental et s'apprête au jeu. Il se pencha à droite de son vipère en tendant son bras droit, main grande ouverte afin de taper celles des spectateurs criant la victoire du cavalier aux yeux vairons et aux cheveux blond virant au châtain.

Après avoir mérité cette popularité de vainqueur aux courses, il se dirigea vers le ciel à toute allure puis descendit en piquet pour aller à l'académie des dragons, une vieille construction toujours debout vingt cinq ans après sa création.

<Ouais mon gros, ils ont manqué un truc ces deux là … P'tet y avait tout le village pour leurs prouvés que j'ai fais ça, mais quand même… Rha … Je réfléchis trop pour rien … Mais t'as vu c'qu'on a fait ?! C'était magnifique ! Magistral !> Le jeune homme se mit à rire avec son Vipère puis reprit le retrait des peintures de course.

Plus loin, à l'extérieur du village, dans la crique dans la forêt, se trouvaient un furie nocturne et une dragonne vipère. Seuls ? Non, ils dormaient proche de leurs cavaliers : Une blonde aux yeux bleus et un châtain barbu aux yeux vert assis l'un à côté de l'autre.

Les deux tourtereaux étaient posés, face au lac. La blonde n'avait plus ses épaulières ni sa fourrure, mais il lui restait quand même des habits … Quand au châtain, il était comme par hasard torse nu. La femme… Jeune par ses traits malgré un âge mûr, adorait poser sa tête sur l'épaule gauche du chef de Beurk. Main dans la main, les deux mariés profitaient de la course de dragon pour se retrouver ensemble loin du village et de cette agitation, comme ils aimaient le faire dans leurs jeunes années …

<Tu t'souviens de cet endroit Astrid ?> Le regard du chef était perdu dans l'eau du lac, de légers coups de vents venaient bercer les vagues.


<Comment puis-je l'oublier ? Ça fait peut-être vingt cinq ans, mais je n'ai pas oublié le jour où j'ai faillit me faire tuer par un furie nocturne, Ton furie nocturne, Harold.> Elle accentua sur le « ton ». Le sourire aux lèvres, la belle blonde regardait son mari, lui même ayant toujours son regard plongé dans l'eau du lac.

<As-tu des idées pour lui ?> Tournant la tête vers sa femme, la perçant de ses émeraudes dans ses globes oculaires.


<Hmm, pas trop, non. A l'académie il se débrouille plutôt bien, au niveau des notes il n'est pas mauvais … Mais reste assez tête en l'air. Et ses bêtises, n'en parlons pas. Il est très mouvementé, comme son père.> Souriait Astrid.


<Alors ça prouve qu'il est de moi> Harold souriait lui aussi, puis approcha sa tête vers celle de sa tendre aimée afin de l'embrasser, mais fut interrompu alors que leurs lèvres étaient à deux doigts de se coller. Une explosion retentit. <En tout cas … saches que moi, j'ai quelques mots à lui dire ...>

Les deux mariés se relevèrent après les dires d'Harold. Mécontents, il se rhabillèrent puis prirent leurs envols sur leurs montures. Ils se dirigèrent vers le village de Beurk tout en se demandant ce qu'avait bien pu faire leur
gosse. Se préparant au constat des différents dégâts dans le village ...


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Ayslan

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Pas mal mais un peu court sinon c'est bien écrit et je t'encourage à continuer Smile

Sinon ça fait assez bizarre de lire une fiction où ils ont 25 ans de plus Razz

Arnskar

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Merci Ayslan (je viens de voir ton message désolé Sad), oui, c'est court, comme première fanfic, je vais faire de court textes, m'enfin, pas trop long pour l'instant, le temps que je reprenne la main Smile

Oui, je peux comprendre, d'ailleurs, voici un fanart qui montre parfaitement Harold à cet âge là :


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Arnskar

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Des flammes ? Oui oui, des flammes, même un bel incendie qui se propageait à une vitesse impressionnante... Quelle idée de s'être entraîné au tir de feu tout seul avec un dragon vipère un peu maladroit ? Par la faute de la maladresse commune du dresseur et de son dragon, tout était maintenant en train de brûler !
Les cages qui avaient été transformées en salle de classe, meublées par du mobilier tout en bois prenaient également feu. Même les poutres qui supportaient la roche cédaient peu à peu, laissant les salles de classes s’effondrer. La fumée avait alerté les villageois, quelques un même se ramenèrent avec leurs Ebouillantueurs pour éteindre les flammes. Il y avait toujours ce jeune homme, au milieu de l’arène qui regardait les dégâts. Heureusement, les incendies furent rapidement maîtrisés par les Ebouillantueurs. Ayant conscience de ce qu'il avait fait, et malgré une folle envie, il se retenait de fuir avec son Vipère.

Dans le ciel, un sifflement se fit entendre. Les villageois et le jeune homme levèrent la tête, remarquant un furie nocturne et un dragon vipère qui les survolaient. Les deux cavaliers se posèrent derrière les villageois, qui leur ouvrirent un passage afin de les laisser passer. Le jeune homme qui se trouvait toujours au milieu de l'arène avait fermé les yeux, entendant le grincement métallique d'une prothèse de jambe gauche connue de tous ici. Un signe de la présence de…  son père.

Le jeune viking ayant toujours les yeux fermés, il était particulièrement gêné et savait exactement ce qui allait se passer, d'une voix désolé, un seul et simple mot sorti de sa bouche :

- Oups...

Dans le lieu où autrefois régnaient des cris de bête et des bruits métalliques de boucliers fracassés, le silence était quasiment seul maître, parfois un petit feu crépitant le brisant, mais il était aussitôt éteint par le jet d'eau d'un Ebouillantueur. Notre jeune maladroit s'étant retourné vers ce qui restait de l'unique issue, il ouvrit les yeux pour voir un père et une mère furieux qui, les bras croisés, le regardaient. Les accompagnant, des villageois choqués par les attitudes de l'héritier de Beurk.

- Papa, maman, je suis terriblement... Le jeune garçon fût stoppé dans son élan d'excuses par la voix du chef de Beurk.
- Hjolnir Harold II Horrendous Haddock IV, je ne te laisse même pas cinq minutes pour rejoindre la demeure sans broncher et sans dire un seul mot de plus. Les paroles du chef étaient sérieuses. C'est la première fois qu'un villageois pouvait voir l'homme le plus pacifique de Beurk parler ainsi.

Les deux parents ouvrèrent un passage mais tout en restant l'un en face l'autre, leurs yeux ne lâchant pas leur jeune fils qui avait pris une marche hésitante en direction de la demeure du chef. Les villageois firent de même. Alors qu'il poursuivait son chemin au milieu de la foule, marqué par la honte, le visage baissé, il entendit les badauds murmurer, s'échangeant les commentaires typiques de ceux qui voient le responsable d'une catastrophe passer près d'eux  :

- J'espère que tu es content de toi, jeune Haddock ! Regardes tous les jeunes dragonniers que tu pénalises ! Gronda Varek d'un ton tout aussi net et précis. La colère traversant son corps et se faisant bien entendre au ton de sa voix.
- Pouah ! s’esclaffaient les jumeaux Kognedur et Kranedur. Magnifique feu d'artifice, on devrait le prendre comme élève, hein Kogne ? demanda Krane en regardant sa sœur.
-Ouais, j'aurai pas dit mieux ! Ce sera toujours mieux que tes cours donnés par ta mère... Kognedur s'arrêta nette après avoir entendu le « Hum hum » d'Astrid et le tapotement de son pied droit, la "mère" en question avait suivit son son fils jusqu'à la sortie de l'académie. Le regard furieux et les bras croisés, la femme du chef regardait les jumeaux d'un air assassin.
- Euh … On va s'taire, ouais, c'est aussi une bonne idée frangine, non ? Toute façon on a à faire... La-bas...
N'osant affronter la colère d'Astrid, les jumeaux avaient préféré prendre la poudre d'escampette.
- Euh ouais, j'crois aussi ouais, Répondit Kogne. Mais c'est toi qu'elle aurait tuer de toute façon, j'suis une fille, et on tape pas les filles ! Bouahahaha! C'est à ces paroles qu'une dispute éclata entre les jumeaux… encore une.
- Alors toi, t'es bien l'fils d'Harold, S'exclama le dernier de la bande. Tu m'le rappels quand on était gosse ! Haha ! Rustik riait fort en finissant sa phrase, puis entama le pas, suivi par Varek, pour rejoindre les jumeaux qui se dirigeaient vers le Hall. Le fils de Harold ne répondit que d'un simple soupir, tout en se dirigeant vers la demeure des Haddock avec son dragon qui n'avait pas meilleure mine que lui.

Après avoir longuement regardé le dresseur et les villageois sortir de l'arène, le couple souverain, se regarda. Le chef soupira tandis que sa femme, elle, rigolait.

- Y a rien de drôle, Astrid, regarde ce qu'il a fait ! S'exclama le chef d'un ton énervé. Je ne sais même pas pourquoi tu rigoles alors qu'il a détruit ton académie !
Dans ses moments de colère, Harold faisait toujours les mêmes mouvements de bras comme à sa vieille habitude. Faisant les cents pas, sa compagne ne pouvant s'empêcher de lui lancer un sourire moqueur.
- Peut-être, mon bon chef ! La femme du désigné avait repris la formulation de leur défunt forgeron, Guelfor le Forgelier. Mais ce qui est sorti de mes entrailles et qu'on a conçu tout les deux est plus important qu'un amas de pierre et de bois où de plus, il y a trois décennies, on y tuait des dragons.
- Oui, tu as raison… Soupira le chef. Déjà, on va refaire cette académie, dommage que pour Hjoldir ça ne soit pas si simple...
- Non, on ne va pas refaire Hjoldir ! S'exclama la belle blonde en tournant les yeux vers son mari, accompagnant son doux regard d'un joli sourire.
- Loin de là, notre fils est très bien comme il est voyons... Répondit le bardu. Juste quelques réglages à faire visiblement ... Le chef perdit toute trace d'humour et de jovialité en finissant sa phrase alors que de nouveaux il regardait ce qu'il restait de l'académie.
- Écoutes Harold, tu as réussi à faire bien des choses. Il y a des années, alors que tu n'avais que l'âge de ton fils, tu avais mis un terme à une guerre qui ne durait non pas des décennies mais des siècles ! Et cela, on te le rabâche depuis des années ! Ensuite, tu as su prendre les rênes du village alors que tu ne te sentais pas prêt, et ça, c'était magnifique. Et enfin aujourd'hui encore tu le fais merveilleusement bien.  Et malgré tout ça il ne te sera pas impossible de parler à ton fils et de lui expliquer certaines choses ? Astrid vint à se mettre sur la pointe des pieds, fermant les yeux, elle déposa un baiser sur la joue de son mari avant de partir. Au fait, je te signale qu'il t'attend à la demeure...
- Attends, quoi ? Harold se retournait mais Astrid s'éloignait déjà. C'est à moi de m'en occuper maintenant ? La jeune femme eut un rire, puis elle sauta sur sa dragonne vipère et toutes les deux s'envolèrent. Le souverain laissa alors échapper un soupire, réfléchissant déjà à ce qu'il devait dire à son fils tout en regardant Krokmou qui venait se frotter à lui.

Harold sortit lui aussi de l'arène mais à pied, accompagnée par son furie et se dirigeant vers le poste d'architecture de Beurk. Il demanda aux architectes à ce que l'arène soit refaite. Sans cages cette fois-ci. Et avec un système à incendies.
Le chef de Beurk se rendit à la forge, où se trouver le nouveau forgeron, Eret. Ce dernier se présentait à un nouvel aspirant forgeron, un jeune gringalet ayant l'âge de Hjoldir.

- Bienvenue ici, ton père t'a parlé de moi j'imagine ? Je suis Eret, fils d'Eret, deuxième apprenti de Guelfor le Forgelier, en chair et en os! Le forgeron écarta les bras comme pour se présenter à son nouvel apprenti.
- Bonjour euh … Maître ? Le jeune apprenti a l'air douteux sur l’appellation de son supérieur.
- Haha ! Appelles moi Eret, c'est tout ! Eret commença à ricaner.

Harold entra dans la forge, déposant son manteau de chef duquel s'échappait une petite fumée. La fourrure, ça brûle vite surtout au contact des braises. Les bras croisés, il regarda l'échange entre Eret et son nouvel apprenti.

- Je vois que tu as pris un autre apprenti Eret. Souriait Harold à son ami
- Oh ! Bonjour mon cher chef! Eret s'inclina, avec un sourire humoristique, son apprenti le regarda et suivi l'exemple, ne sachant pas quoi faire.
- Et il te suit bien, mais ne l'entraînes pas dans tes rigolades. Ria doucement Harold, regardant l'apprenti.
- Alors mon ami, quel bon vent t’accueille ici ? Croisant les bras, Eret regardait le chef, lui rendant son ricanement.
- J'ai besoin de poutres en fer, tu pourrais me fournir ça ?
- Euh, bien sûr, mais pour quelle bâtisses ? Tu comptes faire une tour dans l'eau ? Tu sais l'eau c'est très conducteur, alors si tu mets du fer...
- Tu ne m'apprends rien Eret … Le chef reprenant son sérieux. Tu as pas remarqué la fumée émanant de l'académie ?
- Nan … Je devais être trop occupé avec Cranecrusher sans doutes. Hjoldir, c'est ça ?
- Ouais, Hjoldir … Tout est en cendre. Son Dragon Vipère a l'une des meilleures puissance de feu de son espèce sur Beurk, je vais aller lui parler là, mais me faudrait les mêmes mesures des poutres en bois, mais en fer cette fois ci.
- Okay … Je vois … Euh, j'te fais ça pour quand ?
- Le plus vite possible. Une trentaine d'élèves dragonniers sont en pause à cause de cet « accident ». Et donc, Astrid n'a pas d'autres choix de rester à la demeure à veillée sur notre petite Freyja  le temps que l'académie soit remise à neuf. Je pense qu'elle viendra aider ou qu'elle donnera des cours ailleurs. Et pour Varek, je verrais pour lui fournir un lieu autre part qu'à l'académie. Un lieu près de la cascade... M'enfin, un lieu calme quoi. Bref, j'ai à faire, j'ai quelques trucs à régler avec mon fils. Si tu veux bien m'excuser… Eret hocha la tête, reprenant sa discutions avec son nouvel apprenti.

Le chef reprit et tourna les talons. Il se dirigea vers la maison. Arrivé devant la porte, Harold soupira, s'imaginant déjà la « discutions » de famille qui allait probablement partir en débat voir peut-être, en cris. Tout se jouait sur les mots désormais...



Dernière édition par Arnskar le Mar 11 Aoû 2015 - 0:03, édité 2 fois


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Ayslan

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Alors j'ai trouvé ce chapitre mieux écrit et mieux construit que le tout premier mais je pense que tu pourrais encore t'améliorer en modifiant un peu ton vocabulaire quand tu fais parler Harold ^^ Quand tu écris "m'enfin" ou "déjà" pour commencer une phrase c'est pas terrible donc je suis certains que tu peux améliorer ça Smile

En tout cas mis à part cela j'ai beaucoup aimé, d'ailleurs plus que ce premier chapitre Smile

Arnskar

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Alors que la Grand Salle était occupée par un bon nombre de villageois finissant leur repas du midi, la femme du chef et ses amis se trouvaient dans un coin reculé. Ne passant pas inaperçu, ils étaient souvent dévisagés par les jeunes enfants qui tenaient leur bol de gigot de Yack dans leurs mains. La parole régnait en maître dans le hall, malgré le crépitement des flammes qui servaient à chauffer la nourriture ou à illuminer la salle, la grande porte n'étant pas totalement ouverte. Les murs et les piliers étaient jonchés de motifs, certains pans étaient recouvert d'un étendard représentant souvent des dragons. Chaque tissus avait sa propre couleur et sa propre espèce. Au fond de la salle, le visage des précédents chefs de Beurk étaient sculptés dans le mur, les flammes jouaient sur les ombres qui faisaient ressortir leurs visages.

Revenons à notre chère femme du souverain et ses amis de longue date. Ils discutaient, certains se moquaient de l'accident récent … Ou des fois, ça parlait sérieusement.

- Alors « Madame la femme du grand chef de Beurk et du Grand Maître des dragons », où est Harold ? Demanda Rustik sur un ton ironique, les pieds croisés sur la table, essayant de se retirer un morceau de Yack resté entre les dents.
- Bon Rustik, tu as fini de faire l'enfant ? Vingt ans après ça ne m'étonne pas que tu ne sois même pas mariés ! Astrid gronda Rustik d'un ton agacée, elle eut marre de ses réflexions.
- Du calme ma belle, je rigole ! Et puis d'abord, j'ai une copine et … on va bientôt se marier ! Rustik avait repris son sérieux, ayant vite retirer ses pieds de la table suite aux propos de la belle blonde, posant ses deux mains sur la table comme s'il s'apprêter à se lever, tout en avançant le buste en avant, criant sur ses amis. Le bruit de la chaise qui reculer sous l'avancement soudain de Rustik était audible avec l'écho et le frottement de la pierre.
Tous le monde regardaient Rustik, bouche bée. Les jumeaux avaient fait tomber leurs assiettes, regardant le Morveux la bouche grande ouverte, toujours la forme de l'assiette formée avec leurs doigts. Varek était sorti de son bouquin et toutes la salle était en état de choc. Rustik regardait de droit à gauche, cette fois-ci, ce qui surpasser la parole était le silence. Astrid était la seule à sourire, regardant Rustik en croisant les bras. Elle n'hésita pas à prendre la parole :

- Alors Rustik, c'est pour quand ? C'est qui ? Depuis quand ? Astrid avait reprit son air ironique, regardant Rustik chercher une échapatoire.
- Bah euh … Du calme Astrid ! Euh … Trop de question, tue la question haha … Rustik devenait angoissé, ça s'entendait au ton de sa voix et à ces légers bégaiement. Kranedur ne se fit pas prier pour lui faire remarquer.
- Tu es bizarre Rustok ! S'exclamait Krane, sortit de son choc. Il regardait sa sœur, elle, elle était toujours sous.
- Euh nan … Euh, j'ai à faire ! J'ai des … Préparatifs pour le … mariage ! Oui c'est ça ! On se … Revoit plus tard ! Rustik, toujours aussi angoissé et stressé, sortit du grand hall tel un Furie Nocturne. Les compagnons reprenaient place, sauf Kogne qui restée figée, toujours en état de choc.

Astrid reprit place sur sa chaise, toujours le sourire aux lèvres. Elle sortit un coffre qu'elle ouvrit, avec comme contenance une vingtaine de livres avec les armoiries de Beurk en guise de couvertures. Elle prit les livres en mains tour à tour et les poser sur la table. Au fur et à mesure, le léger choc des livres contre le bois faisait ressortir la poussière s'y étant déposés pendant ces dernières semaines.

- Pourquoi tu nous ramènes les cartes d'Harold ? Attends, c'est une antiquité que tu nous ramènes là. Demanda et s'exclamait Varek, lâchant un petit rire tout en fermant son livre de botanique.
- Et bien, comme vous le savez tous normalement … Ces cartes m'appartiennent depuis que le fils de Stoïck est devenu chef. J'ai voyagée seule pour suivre ce que mon mari avait fait, découvrant de nouveaux lieux, de nouveaux dragons … Mais ça ce n'est pas un secret, tout le monde le sait depuis ces deux dernières décennies. Alors je me disais … Comme Hjolnir a privé pas mal d'élèves, alors, pendant ce temps, on pourrait reformer notre groupe pour repartir à l'aventure, comme plus jeune ! Astrid était remplie d'enthousiasme à la suite de ses propos, se mordillant la lèvre inférieure, regardant ses amis un à un, passant Kogne qui n'avait pas changée de position.
- Attends, Astrid, c'est une blague … On ne peut pas, enfin, j'ai des recherches et des études à faire … On sait pas ce que font les jumeaux mise à part se tourner les pousses, Rustik lui a un « mariage » et Harold … Varek finissait sa phrase en baissant sa voix, il ne pouvait pas se faire à l'idée d'être partie dans une aventure avec un groupe créé de base grâce à Harold.
- Oui je sais tout ça … Mais Varek ! Dis toi que si un jour tu n'auras plus aucune recherches à faire, on sera tous occupé et on pourra pas repartir à l'aventure. Et ce n'est pas un mystère que Bouldogre ne puisse pas voler sur de longue distance et aussi rapidement que nous … Et les jumeaux eux, ils se tournent les pousses comme tu dis. Pour Rustik, t'y crois vraiment à cette histoire de mariage ? Attends, le viking le plus macho de l'île qui va se marier, dans quel monde vit-on ? Astrid haussait les épaules, Krane écoutait la joute verbale entre Varek et Astrid, lançant des regards tour à tour de ceux qui parlaient. Un verre à la main, le regard vide, comme si pour, la première fois de sa vie, il comprenait quelque chose … Mais on sait tous que Krane ne comprend jamais rien.
- Admettons que tu aies raison Astrid … Pour Harold ? C'est lui la base de tout ça ! Varek s'était levé, il haussait un peu le ton, pas un ton énervé, mais plus un ton argumentatif.
- Oui, Harold … Il est chef et ne peut presque plus voler sur Krokmou … Mais il peut toujours fu-.. Astrid fut coupée nette par Varek.
- Non Astrid, Harold ne peut plus fuir ses responsabilités, et il l'a compris depuis des années Astrid … On a tous plus de trente ans, on est plus des enfants Astrid, nous sommes adultes, on doit montrer l'exemple ! Harold n'en peut plus, il ne peut pas mélanger devoirs paternels et devoir souverain, non, c'est pas compatible.
- Oui, tu as sans doutes raisons … Astrid soupirait mais ne se laisser pas abattre. Mais tu sais, on peut toujours lui proposer, qui sait ?
- Astrid … Je t'a-.. La jeune femme ayant déjà fuit la salle, Varek tourna des yeux, comme exaspérer par la situation. Il regarda les livres, qu'il rangea un à un dans le coffre qu'il referma juste après, prenant par la suite son assiette et vint la posée dans la vaisselle. Il reprit le coffre et sorta lui aussi.

Kogne tapotait légèrement l'épaule gauche de Kranedur, elle ne bougeait toujours pas.

- Hé, frangine ? T'es morte ?

Aucune réponse, le blondinet se frottait le menton. Réfléchissant. Il eut un rictus vicieux. Tel un enfant, il n'hésita pas à modifier la position actuelle de sa jumelle, la mettant sur la table, telle une statue, il lui faisait prendre diverses poses, les villageois ne pouvaient s'empêcher de rire.

Plus loin, dans le village, courait toujours la belle blonde jusqu'à ce qu'elle s'arrête nette en voyant son mari sortir de la demeure familiale en claquant la porte, l'air énervé, il marcher vite. Son Furie Nocturne sauta du toit, venant se joindre aux côté de son maître, qui, tout en marchant, grimpa sur le dos de sa monture. Il prenait son envol directement et cette scène n'avait durée que quelques secondes. Astrid ne savait pas quoi pensée, elle se précipitée vers la demeure pour aller voir son fils. De l'extérieur, on pouvait entendre leur petite dernière, Freyja, pleurait. Quand elle ouvrit la porte, il n'y avait rien qui avait bougé, aucune violence n'eut lieu. Dans un soupir de soulagement, elle remarqua dans un coin, Hjolnir qui bercé Freyja pour qu'elle cesse de pleurer, il leva lentement la tête vers sa mère qui, après avoir dépassé le seuil de la porte, fermait cette dernière. Le silence était souverain dans la demeure. La petite dernière avait cessée de verser des larmes. Seuls le crépitement du feu servant à illuminer la pièce était audible.

La belle blonde s'approchait de Hjoldir, elle s’accroupit et vint prendre la jeune enfant dans ses bras. Elle se relever par la force de ses jambes, regardant et berçant la petite dernière. Elle se dirigea vers l'étage où elle y posa l'enfant dans son petit berceau. Quand elle descendit, elle vit Hjolnir proche du feu, dos à elle. Il était perdu dans les flammes, réfléchissant à on ne sait quoi.

- Bon, maintenant que ta petite sœur dort, on peut enfin parler, n'est-ce pas ? La mère du jeune adolescent s'était adossée au mur, bras et jambes croisés, regardant le jeune viking, certes de dos, mais elle le regardait.
- J'ai pas envie de parler … Hjolnir relâche un soupir à la fin de ses propos.
- Tu as pas envie de parler ? Têtu et borné comme un viking, ton père tout crachait. Donc, qu'est-ce qu'il s'est passé ? La belle viking s'approchait lentement de son fils, venant passer son bras gauche autour de la nuque de son fils et vint posée sa main droite sur son épaule droite. Qu'est-ce qu'il s'est passé Hjoldir ? D'une voix sereine et posée, elle regarda son fils, cherchant ses yeux.
- Quand il est rentré … Le jeune viking tourna la tête vers sa mère. J'étais à l'étage avec mon dragon. J'ai entendu la porte claquée alors je suis descendu. Et je l'ai vu. Il a posé son manteau de chef puis m'a dit de m’approchai, et je l'ai fait. Ça commençait bien jusqu'à ce qu'il a commencé à parler de l'académie et des diverses conneries que j'ai pu faire dans le passé. Il a commencé à me rappeler le fait que j'ai pu mettre une trentaines d'élèves de mon âge dans une pause non voulu. Toi à la porte de ta propre académie … Puis j'ai commencé à lui parler de lui et son absence, que j'ai jamais eu l'impression d'avoir un père, tout en le regardant droit dans les yeux. Je lui ai dit que … Tout se que je voyais en lui c'était un chef et non un père. Il s'est alors précipité à la sorti, prie son manteau, ouvra la porte puis, après être passé dans le monde extérieur, il a claqué la porte, encore. Le jeune viking pouvait faire paraître une once de désespoir dans sa voix, une voix désolée. Je dois être un simple héritier pour lui...
- Ne dis pas ça, fils … La belle blonde souriait, certes ce n'était pas le moment, mais ça lui rappelait quelques souvenirs qui datent de plus de vingt ans. Tu comptes beaucoup pour nous, et on te chérit, surtout ton père. Il ne voit pas en toi qu'un héritier. Il voit en toi un fils avant tout. Je vais te raconter une petite anecdote que ton père n'aime pas du tout, oh ça non, donc tu évites de lui en parler … La jeune blonde se relevait, prit une chaise accostée à la table derrière eux et vint se placer à côté de son fils, près du feu. Ton père n'a jamais voulu devenir chef. Du moins, pas pour le moment. Pour lui, il n'en était pas digne, mais ton grand père lui, le pensait. C'est lorsque Poing Sanglant attaqua ta grand mère – je t'ai déjà expliqué l'histoire – que ton grand père eut l'idée de laisser une seconde chance à ton père. Contre son gré, ton père est devenu chef de Beurk. Le regard d'Astrid se perdait. Je me souviendrai toujours de son regard pendant les funérailles de Stoick. Quand il s'est retourné. Quand il s'est ressaisit et qu'il a décidé que la mémoire de Stoick devait pas être oublié. « Un chef protège les siens », ces paroles m'ont donnés des frissons. Et je me suis rappelé de ce qu'un Haddock était capable. La mère souriait, finissant sa phrase dans un soupir. Tout ça pour te dire que malgré le temps qu'il consacre à son rôle de chef que tu endosseras dans des années, que malgré ses responsabilités et ce qu'il a vécu, jeune Harold II, ton père sera toujours là pour toi. Et je te le redis, tu es son fils, pas son héritier. Notre fils. La jeune femme se relevait, rangeant la chaise où elle était. Elle prenait sa hache collée contre un pilier près des escaliers et se dirigée vers la porte, quand elle l'ouvrit, elle fut stoppée par son fils.

- Maman, où est papa ?
- Pas bien loin, il est avec Krokmou. Je vais le chercher. Astrid sortit et ferma la porte après avoir dépassée le seuil.

La belle blonde avait légèrement levée la tête vers le ciel, cherchant son mari du regard s'il survolé le village. Une légère brise venait caressée son visage, ce n'était pas déplaisant mais ça la faisait sortir des ses pensées. « Bon, je suppose que je vais devoir le chercher. » Soupirait-elle. Elle marcha vers l'enclos de Tempête, elle tapota le museau de sa dragonne, elle savait ce que ça signifiait. La belle blonde passèrent un pied sur un étrier et s'en servit d'appuis pour monter totalement sur la selle, tel le ferait un cavalier avec son cheval. La Traqueuse s'envola, nul besoin de faire sentir un objet appartenant à Harold. La femme passe tellement de temps avec son chef qu'elle en ai pris l'odeur.

Après quelques minutes de vols, elle put voir, alors que le soleil commencer à s'allonger, le Furie Nocturne et son meilleur ami. Alors qu'elle pensait qu'ils faisaient des figures, la fumée noires provenant du boue de la queue de Krokmou et la fumée verte se propageant en traînée derrière le passage d'Harold en pleine chute suffisait à Astrid pour savoir ce qu'il se passe. En tendant l'oreille, on pouvait entendre les cris du dragon noir et de son cavalier

- Harold ! S'écria le blonde, paniquée par ce qu'elle voit. Sous eux, des rochers et une mer qui explose au contact d'eux.


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Arnskar

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[Je met cette fic en suspens, j'ai une autre idée sur trois chapitres, assez long peut-être, qui peuvent plaire à beaucoup. Cette fic là, je trouver l'inspi au fur et à mesurer, et c'était pas top top ^^ Alors je la reprendrai plus tard Smile]


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Sissi1789

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J'aime beaucoup j'ai hâte que tu la reprenne Smile


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